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Publié par Laziz

J’ouvre le « grand livre » et jette un coup d’œil sur la table des matières. Voici les titres annonçant les chapitres :

1. La Chine ancienne.
2. La Grèce antique.
3. La Rome impériale
4. Le Moyen Âge

Etc; mais absolument rien sur l’Inde ! Rien dans ce livre de Bernard Baudouin, qui est, comme l’indique la quatrième de couverture, « un spécialiste des mouvements de pensée et des religions ainsi que l’auteur de nombreux livres sur les grands courants spirituels ». Pas une ligne concernant la connaissance des Védas ou du yoga, comme si ces derniers n’avaient pas à voir avec la connaissance de soi… L’auteur va s’étendre sur l’enseignement de Confucius, Héraclite, Platon, Aristote, Cicéron, Saint Augustin (sic), Saint Thomas d’Aquin (sic), Pétrarque, Montaigne, Descartes, Maître Eckart (sic), Leibniz, Rousseau, Heidegger… mais à propos de Vyasa, l’immense auteur du corpus littéraire et spirituelle jamais composé dans l’histoire de la réalisation de soi, ou de Saint Sankara, Saint Ramanuja, Saint Madva, Saint Chaitanya, etc, pas un mot !?! C’est à ni rien comprendre. Pourtant il a déjà publié plusieurs livres sur l’Inde. Il a fait cependant le choix, dans celui-ci, d’occulter le savoir védique. Et sans fournir aucune explication. Cela aurait-il à voir avec la façon dont il débute son introduction ? : « Depuis qu’il est sorti de l’animalité primitive, l’homme cherche à comprendre. » Je rajouterai à la suite de ce raisonnement matérialiste, même si je crains d’en offenser plusieurs, que la plupart des hommes se comportent toujours comme des animaux : ils ne cherchent pas à comprendre, mais à confirmer leur intuition, ou, devrais-je dire, sarcastique, leurs instincts. Car ce qu’il écrit dans le prochain chapitre en premières lignes n’a de valeur que pour celui qui fait semblant de ne pas voir que les humains, en l’occurrence les Occidentaux, ont toujours refondu le savoir à leur avantage et en diminuant la portée de celui des autres civilisations; voici le passage : « L’aptitude à se connaître, sans fard et sans détour (c’est moi qui souligne), par-delà des apparences qui jalonnent notre quotidien est sans conteste l’un des atouts majeurs auquel puisse prétendre tout être humain ayant une conscience. » D’autant plus qu’en affirmant cela, il place en exergue une citation de Goethe : « C’est un grand défaut que de se croire plus que l’on est et de s’estimer moins que l’on vaut » ; ce grand penseur avait souvent répété sa grande fascination pour le savoir des Védas.

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Le grand livre de la connaissance de soi

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