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Publié par Laziz

Entendu ce matin à la radio Pierre Assouline à l’occasion du Salon du livre de Montréal. C'était à propos de son livre sur Georges Simenon et je n’ai pas pu m’empêcher de détacher ce passage de sa biographie sur Gaston Gallimard* pour le mettre en relation avec ce que je venais d'écrire sur l'histoire de l'écriture ( voir le lien en bas de page). Nous sommes pendant la seconde guerre mondiale et Paris est occupée par les Allemands. Ces derniers ont imposé leurs conditions quant à l’édition. Un journaliste conclut ainsi son travail sur les maisons d’édition : « Il apparaît que l’édition française, par la voix de ses dirigeants, a fait sienne la devise du Chef de l’État : ‘‘Travail, Famille, Patrie’’ et qu’elle s’est mise à sa disposition pour la faire pénétrer dans la vie nationale par le puissant moyen du livre. » Et dans le même souffle, Assouline invoque un grand auteur, Prix Nobel de littérature : « On ne saurait mieux dire. C’est probablement ce que suggérait Julien Gracq quand il rappelait que l’édition française était alors devenue ‘‘un département de la propagande’’. De la Propaganda, pourrait-on même ajouter tellement la symbiose est parfaite.
Voilà pour les éditeurs. Et les écrivains. » …

* Éd. Balland, chapitre 1939-1944, p. 296

Le salon du livre de Montréal
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