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Publié par Laziz


Je dis souvent que dans le Mahabharata, ce récit décrivant l’histoire ancienne de l’Inde et qui s’appuie sur une bataille dont pratiquement tous les rois du pays et leurs armées y participèrent, ayant causé des millions de morts, la guerre ne s’est pas faite au nom de la religion; jamais il en est question : les guerriers se battaient entre eux. Un kshatriya ne s' attaquait jamais à une femme, un enfant ou un brahmana. Au contraire, l'existence même de cette classe d'hommes avait pour devoir de les protéger.

Mahabharata, la guerre et le chaos

Cette particularité est frappante par son contraste quand on se penche sur l’histoire des civilisations occidentales. Là, la guerre a le plus souvent pour moteur la religion. Les dirigeants se servent d'elle pour consolider leur pouvoir sur les populations. À l’époque de l’empereur Constantin, au troisième siècle, le paganisme règne en maître à Rome, mais le christianisme est interdit… Pourquoi ?

Je n’en sais rien. Mais en écrivant ces lignes, la religion musulmane me vient à l'esprit. En Égypte, par exemple, après le printemps arabe, les religieux prirent le pouvoir et rapidement les libertés individuelles commencèrent à être brimées. C’est ce que l’on constate partout où l’islam devient une religion d’État.

Tuerie, islam, barbarie

 

Durant son règne, Constantin n’a pas rompu avec le paganisme, mais il trouvait beaucoup d’intérêt à la religion du Christ et multipliait les marques de sympathie envers elle. Celle-ci, écrit Catherine Salles dans Historia : « de martyrisée, elle est désormais tolérée avant de devenir, à la fin du siècle, obligatoire pour tous les habitants de l’empire. […] Les rituels païens* ont désormais besoin d’un édit de tolérance pour être pratiqués! »

Deux décennies plus tard, on confisquera les biens des temples païens et à la mort de l’empereur ses fils radicaliseront ce rejet du paganisme. La rupture totale et définitive entre christianisme et paganisme se produira vers la fin du siècle.

Morale : Quand la religion devient un levier politique et un fer de lance du pouvoir, nous avons alors le pire des gouvernements. Le pouvoir ne s’attaque plus à des puissances militaires mais fonde sa force sur la terreur dont les familles et les individus sont les premières victimes.

Le sac de Rome, le Mahabharata et les sales guerres

Un jour j’ai dit cela sur un forum fréquenté par des philosophes, que le judaïsme, tout comme le christianisme, sont des ferments du totalitarisme de par leurs dogmes fondateurs, ils m’ont vidé avec perte et fracas. (Je vais vous en compiler des extraits pour mieux savourer ce dont s'en capables les intellectuels, comme on dit.)

* Païen vient du mot paysan, pagani.

Guerre, religion et totalitarisme

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