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Publié par Laziz

Appartenir à une caste, dans les temps anciens, n'était pas un sort déterminé par la naissance, la lignée ou le sang, mais avait rapport avec le caractère. On était doté par exemple soit du tempérament et des qualités d’un guerrier, soit de ceux d’un commerçant. En d'autres termes, si on naissait dans une famille de guerriers (kshatriya) mais qu’on était peureux ou que l’on préférait travailler comme commerçant ou dans les champs, alors on ne faisait pas partie de la classe des guerriers mais des marchands ou des paysans, ce qui n’a rien à voir entre eux.

 

Je suis conscient qu'en se penchant sur l'histoire sociale de l'Inde, on puisse douter de ce principe. Il est pourtant parfaitement explicite dans tous les écrits majeurs de la littérature védique. Il faut se garder par conséquent de juger le bien fondé des castes à partir d'exemples de gouvernements mal famés qui règnent sur ce pays, aujourd'hui et depuis des siècles et des siècles. Voyez plutôt l'approche des écritures sacrées å ce sujet.

La Chandogya upanishad raconte une histoire essentielle à ce propos : « Satyakama, fils de Jabala, s’adressa à sa mère et lui dit : -Je désire devenir brahmacari (célibataire). Pour cela, j’ai besoin de savoir à quelle famille j’appartiens. Elle lui dit : -Je ne peux pas te répondre là-dessus car dans ma jeunesse j’agissais comme une servante pour le compte de mon père. Je m’affairais et courrais dans tous les sens pour m’occuper des invités qui venaient à la maison. C’est alors que je t’ai conçu. En fait, je t’avoue que je ne sais pas qui est ton père. Mon nom est Jabala et le tien est Satyakama. Quand on te posera la question, décline ton identité en disant que tu es Satyakama, fils de Jabala. 

 

Quand le jeune homme trouva le guru de son choix, il dit : -Maître, je désire être brahmacari et étudier auprès de vous; puis-je devenir votre humble disciple? Il lui demanda alors : -De quelle famille es-tu mon enfant?
-Je ne sais pas maître. J’ai interrogé ma mère à ce sujet et elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas car dans sa jeunesse elle a connu plusieurs hommes dans la maison familiale. Elle m’a dit de me présenter simplement comme Satyakama Jabala. C’est tout ce que je sais, maître.
- Seul un brahmana parle avec une telle franchise, lui répondit le sage. Va chercher du bois pour la cérémonie, je vais t’initier parce que tu ne t’es pas écarté de la vérité. »

Les classes sociales

En Occident, quand on parle des anciens et de leur structure sociale, on cite trois classes: 1. les intellectuels (aristocrates), 2. les guerriers et 3. les artisans. Étrangement, le reste, comme en Inde ces fameux sudras, que l'on identifie à tort aux intouchables, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas de profession et qui sont des journaliers en quelque sorte, ne sont pas mentionnés; ils n'existent pas...(Ils sont esclaves ou serfs.)

 

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Les castes et la transmission du savoir
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