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Publié par Laziz

Les animaux n’ont pas de morale, si vous ne le saviez pas encore. Ils n’ont pas conscience de ce qu’elle est et ils n’ont pas à s’en soucier.

La morale est assujettie au bâton ou sceptre, c.à.d. à la punition. Les animaux ne sont pas punis pour leurs actes illicites.La morale est assujettie au bâton*, c.à.d. à la punition. Les animaux ne sont pas punis pour leurs actes illicites. Ils n’ont pas de tribunaux, et les hommes (du moins ceux qui sont raisonnables, car les imbéciles existent en grand nombre) ne les condamnent pas, sauf par exaspération ou pour leur apprendre à mieux se conduire.

Les hommes sont redevables de leurs actions, parce qu’ils sont libres; ils ont le choix de faire le bien ou de faire le mal. Pas les animaux, ils ne sont pas responsables. Un cochon copulera avec sa mère ou avec sa fille, on ne lui tiendra pas rigueur pour cela.

Les athées qui se revendiquent de la race animale, qui se reconnaissent en tant que telle, qui se proclament issus de la grande famille des singes, n’ont pas de morale ontologique. Mais comme, en fait, ils ne sont pas vraiment des animaux, malgré tout leur bonne volonté pour s’identifier à eux, et qu’ils veulent vivre de manière civilisée, ils sont obligés de pratiquer une forme de morale. Grâce à l’intelligence propre à l’espèce humaine, ils peuvent imiter l’organisation sociale des religieux, donc leur morale.

Des religieux, il y en a différents modèles qui cultivent une morale appropriée à chacun, plus ou moins égoïste ou universelle. Le bien et le mal, fondement de la morale, est une donnée relative si elle ne vient pas directement de Dieu, puisque chez lui, chez l’athée, il n’y a pas d’enfer ni de paradis; sa morale, il la concocte selon sa bonne ou mauvaise humeur.

* Le bâton des rois ou sceptre.

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La viande de dauphin

Dauphin ensanglanté agonisant, morale

Quelqu'un, alors que je lui parlais de la décision du gouvernement français d'interdire (encore! C'est leur dada l'interdiction...) les repas sans viande dans les cafétarias, me répondit ce qu'il croyait être sage et équilibré: " L'un ne va pas sans l'autre, on se doit de rèspecter chaque choix, ceux qui en mangent, ainsi que ceux qui n'en mangent pas.
- Ah, oui ?! Le respect des choix de chacun ne signifie pas faire abstraction de la façon dont la nourriture se retrouve dans notre assiette. Il est de notre devoir impératif, en tant que végétarien, de dénoncer les méthodes monstrueuses dont les humains carnivores s'y prennent pour commercialiser leur bouffe. J'en veux pour preuve les baleines et nos merveilleux dauphins qui sont exterminés sauvagement pour le plaisir de la langue. Il faut rappeler en outre que les dauphins ne sont pas des castors, mais des êtres extrêmement doux et intelligents.

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Sexe et bouffe: Lady Gaga s'en va en guerre

Avec ses robes en viande,
elle provoque lors des Music Awards à L.A.


Sexe et bouffe, Lady Gaga s'en va en guerre contre l'industrie de la viande

Les écolos et anti-viandes montent au front contraignant les amoureux de la boucheries à sortir du bois. C'est à peu près en ces termes que nous présente L'Express les bouchers de France frustrés de perdre du terrain et du fric. Les passionnés du régime carnivore comme P. Sollers ou C. Lanzmann  ne se laissent pas compter des histoires tragiques d'animaux mal élevés. Ils préfèrent noyer le poisson pour mieux bouffer du porc et de la viande noire (le gibier). Car celle-ci, nous martèle Sollers, dès que l'occasion se présente à lui, "est la variété et la délicatesse même. Voilà un animal, le porc, qui transforme toute ordure en or".

depardieu-boucher-viande-piccoli.jpg

Mais c'est qui là-bas derrière, Depardieu ? Piccoli et Depardieu ?

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Le poète devra passer par là!

Le plaisir de recopier un poème ou une prose, un texte bien écrit, je le ressens à l'instant même, et à chaque fois que je m'adonne à cet exercice. Quand on me dit qu'il n'y a plus de poésie québécoise -avant tout je pose la question: qu'est ce que cet entendement? J'ai alors un point d'interrogation. Peut-être, veut-on signifier par-là qu'au Québec, il n'y a plus de poésie digne de ce nom qui se fait? Pourtant, les Québécois, dans le monde francophone, sont bien placés en matière de maîtrise de la langue écrite… J'ai alors des doutes. Est-ce vrai? La poésie n'est pas une science si complexe pour que le poète naturel en moi, et l'esprit créatif qui l’anime, se résigne à ce fatalisme.

Ô Nord, mon Amour, de Jean Désy (Éd. Le loup de gouttière)-Jean DézyIl y a quelques années, pour la journée de la poésie, je me suis retrouvé par hasard sous un chapiteau, en pleine villede Montréal, dont j'ai vite fait le tour et à peine écouté les intervenants déclamant leurs vers. La raison de cette précipitation: toujours ce même problème –l'hermétisme qui enserre la poésie; mais ici on pousse l'audace jusqu'à la livrer ainsi au public, que l'on prend pour averti!

Sous la tente, ma femme me tendit un petit livre pour lequel je me suis emballé :Ô Nord, mon Amour, de Jean Désy (Éd. Le loup de gouttière). Je présente, ci-dessous, une pièce y figurant. La dernière ligne me touche particulièrement; elle évoque le pouvoir des mots sur l'esprit. J'écris cela suite à l'échange succinct et pour le moins brouillé que j'ai eu avec des connaissances au sujet de l'importance des mots et des expressions choisies pour exprimer nos idées, comme "merde" "masturbation" ou "bouffer", surtout chez des gens éduqués et supposés représenter la classe intelligente de la société. Ils prétendent à la liberté d'expression mais, se faisant, ils s'approprient l'espace publique par leurs insolences et la violence de leurs paroles.

Ce soir, je m'ennuie
Je m'ennuie des enfants qui venaient m'embrasser dans le cou.
Je m'ennuie des beaux tracas de l'enfance, des joies et des peines, du courage de vivre et de laisser pleurer.
Rien n'est plus comme avant. Il y a quelque chose de tragique dans cette vie.
Sans ton oreille, ce soir, je quitterais ce monde pour une Abyssinie où rien ne m'attache.
Ô Nord, mon Amour, je dis ton nom et mon âme voit le ciel, le soleil et la mer. »

Si aujourd'hui, je vous reparle de Jean Désy, c'est que j'ai en main un autre de ses livres, un roman:Le coureur de froid*. J'ai pour habitude -et ceux qui me lisent l’ont déjà entendu- de postuler qu'un écrivain ou une personnalité qui décident de nous faire part de leurs impressions de vie, devraient toujours nous décrire leurs sentiments envers les animaux, la place qu’ils leur accordent dans leur vie. Ces rapports constituent un élément essentiel de leur vision de l'homme et de l'univers.

Jean DézyOn s'en doute, il n'est pas difficile de trouver un tel témoignage chez un auteur comme Jean Désy. Je vous ai extrait celui-ci : «Pour la première fois de ma vie, j'ai tué une bête plus grosse qu'un lièvre: d'une balle j'ai un jour fauché un caribou en pleine course. J'avais emprunté le véhicule tout-terrain de Tayara. Au Nord, la chasse prend une signification qu'elle ne possède pas au Sud. Les Inuits tuent des animaux pour partager leur vie. Malgré la surréelle beauté d'un tuktu** dans la toundra, j'ai voulu tuer pour me nourrir et nourrir les autres.»

Un jour ou l’autre, vous serez également confronté à cette obligation d’écriture, si vous avez quelque peu l’esprit d’un poète, c’est Laziz qui vous le dit.

*Éd. XYZ
** Caribou

La contre-attaque!
Preuve que le végétarisme gagne du terrain

La contre-attaque ! Preuve que le végétarisme gagne du terrain-végétarisme
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L'animal est-il une personne?

C'est le nouveau concept qui fait bon an mal an son petit bout de chemin...

animaux science espèce-végétarisme

Je ne sais pas de qui c'est. Ce sont des coupures de journaux dont je fais le tri...
En voici une autre, plus précise.

Fonteney animaux viande végétarien

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Crise de mauvaise foi entre végétariens et mangeurs de viande

Bien que la façon dont l'article* explique la situation laisse à désirer, je suis assez d'accord, notamment que les mangeurs de viande, spécialement dans le contexte hindou, sont des gens sans grande morale et qui font litière d'une immense philosophie et d'un passé glorieux et exceptionnel. La vache a toujours été considérée comme une déesse. Le plus magnifique des dieux, Krishna, la Divinité des divinités, en avait fait son animal de prédilection. Son importance pour l'humanité était manifeste par le beurre, le lait, les fromages, etc., qu'elle lui fournissait, À tuer leur mère -car c'est aussi ainsi que la vache est considérée-, l'Inde s'enfonce dans la plus abjecte des conditions sociales et politiques. La prophétie du Mahabharata, il y a 5000 ans, prédisait cette chute et la folie qui animerait les hommes du Kali-yuga.

(Novembre 2012)

krishna-yashoda-vache-inde.jpg

Pour lire l'article dans Le courrier international : Le lien

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L'abattage animal au Québec

L'enfant et le dauphin mort-L'abattage animal au Québec

“Les animaux ne pensent pas, ils n'en sont pas capables. Les animaux, comme le préconisent les saintes écritures, existent pour le bien de l'homme.” Voilà le genre de propos avec lesquels j'ai grandi. À 17 ans, je suis devenu végétarien envers et contre tous. Même contre le médecin français qui déclarait que j'allais mourir si je ne mangeais pas de viande, au grand dam de ma mère. Aujourd'hui, on apprend que les scientifiques commencent à réaliser que les animaux pourraient effectivement être capables de penser. Bravo! Grâce à leurs patentes ultra perfectionnées qui valent des centaines de milliers de dollars, ils se rendent enfin compte qu'un cheval, un chien ou un dauphin, ça sent, ça pleure, ça désire et ça pense. On appelle ça l'évolution. Vous savez, avant nous étions des singes, un genre du moins, en tout cas que nous sommes descendus des arbres, incapables de penser, selon les philosophes comme Descartes, Pascal, Kant, Spinoza et tutti quanti et que notre cerveau a évolué jusqu'à raisonner et prier le bon Dieu ou méditer sur le vide. Bref, aujourd'hui seulement, grâce aux développements de notre cerveau et des sciences, les gens de bon sens se demandent s'il ne serait pas plus civilisé de cesser de massacrer les animaux en masse!? De réduire la taille des abattoirs qui sont de véritables usines à tuer !? On a fait un grand bond civilisationel lorsqu'on a interdit l'esclavage (il n'y a pas très longtemps d'ailleurs) et je pense que l'on fera à nouveau un grand bond en avant lorsque le peuple et les élites réaliseront que les animaux ne sont pas simplement un tas de viande qui existeraient pour le plaisir de l'homme, mais qu'ils sont des êtres à part entière, avec un destin qui leur est propre. Ce destin, à 17 ans, j'avais décidé que je ne contribuerais plus à le rendre plus misérable pour eux.

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L'abattage animal au Québec: le halal

Extrait du livre Le halal dans tous ses états.

 

Extraits du livre :

Extrait du livre Le halal dans tous ses états-citation

Extrait du livre Le halal dans tous ses états-citation

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L'animal que je suis
Lu dans Philosophie Magazine

 

L'animal que je suis-vache abattoir« D'un côté, des spécialistes de la nature comme Joëlle Proust, fine observatrice des découvertes scientifiques les plus récentes, n'ont de cesse de rappeler à l'homme à quel point il est une bête. De l'autre, certains restent attachés à l'exception humaine, à l'instar d'Étienne Bimbenet qui publie ces jours-ci un magnifique essai -L'animal que je ne suis plus. » Qui aujourd'hui n'a pas encore compris que nos ancêtres étaient des animaux?! Faut vraiment être bête pour ne pas le savoir...

Dans ma critique* du film de Kechiche, L'esquive, j'avais écrit : Ô ma mère! Quel film original. On aime le cinéma après ça comme on aime la littérature. On ne s'en priverait plus. Car il ne s'agit pas ici de passer la soirée, mais bien de rentrer dans la vie de la cité et la peau des personnages pour tâter du comportement social et humain, surtout humain, dans son sens noble. Assez de l'animal! Et ce n'est pas que du théâtre! Les répétitions à l'école et à ciel ouvert dans la cité confrontent les acteurs à la réalité de leurs vécus immédiats. L'un dans l'autre, le scénario est prenant.

Il faut se rendre compte, à lire ce genre de papier, à quel point l'ignorance est profonde en Occident concernant la sensibilité chez les animaux, une ignorance crasse. Le débat ici, entre ours blanc disparition corridaProust et Bimbenet, se résume à savoir si les animaux ressentent la souffrance. Le sens commun ne leur suffit pas -le génie de Descartes, qui les prenait pour de simples objets, des machines, en est un exemple criant. Ces deux auteurs, en l'occurrence, font appel à l'expertise scientifique pour s'assurer qu'ils ne prononcent pas de bêtises; Étienne Bimbenet : « Les scientifiques, dans un rapport de l'Inra daté de 2009, suggèrent que les oiseaux, les reptiles et les poissons ne souffrent pas, mais précisent qu'ils n'en sont pas certains. Je suis sensible à cette incertitude... » Or, tout humain raisonnable avec un peu de jugeote, même un enfant, peut réaliser ce qu'éprouve un animal face au danger ou ce qu'il ressent si on le frappe. Mais les philosophes, en 2012, commencent timidement à s'accorder sur la question: ils pensent que les animaux ressentent -peut-être- eux aussi la souffrance. Si bien que, face à de telles interrogations et hésitations, le directeur des arènes de Nîmes ne se sent pas gêné de déclarer: « qu'après tout, on n'est pas sûr que les taureaux souffrent.» 

* L'esquive: L'esquive, d’Abdellatif Kechiche

Liens en relation : Si manger de la viande est bon, pourquoi s'en priver ?
Franz-Olivier Giesberg: Manifeste pour les animaux
Foglia: Phoque et rephoque

Ne faites pas cela à vos enfants!
La viande voit rouge



 

 

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