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Publié par Laziz

 Parcourant un texte dans Connaissance des Art, Crime et châtiment, je tombe sur un super pléonasme : «Le criminel, au moment où il accomplit son crime, est toujours un malade.» Que ce soit Robert Badinter qui déblatère une telle remarque ne m’étonnerait pas, mais je ne suis pas sûr que ce soit lui qui prononce ce truisme. L’assassin est malade au moment de commettre son crime… avant non, après non. Juste à ce moment-là…
Discutant de cette problématique avec un sage hindou, il m’avait dit -il y a de cela au moins 20 ans- que lorsqu’on fait venir un psychologue dans une cour de justice pour déterminer si quelqu’un était conscient ou atteint mentalement durant son crime, il me lança : «Mais si on se retrouve dans ce monde matériel, c’est qu’on est malade! Nous sommes tous des malades. »

 

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S’agit-il de les soigner, ces malades ? De faire de la prévention? On ne peut s’empêcher de penser à l’ignorance qui sévissait encore à la fin du Moyen-âge, en Europe, et tout l’Occident, concernant la médecine, quand on lit cet article, Crime et châtiment, au sujet de la guillotine durant la Révolution. On y étale des détails truculents sur les mœurs de cette époque. Par exemple, Daniel Arasse écrivait en 1987: «On va se poser la question de savoir si une tête coupée continue de vivre après sa décollation, et pendant combien de temps. » Pour rappel, la révolution française eut lieu vers la fin du XVIII siècle. Avant, la question n’avait jamais intrigué les barbiers qui faisaient profession de chirurgiens sur les champs de bataille. Pourtant, qui déniera que la médecine occidentale ne soit pas la référence en matière de succès et d’évolution scientifique aux yeux des biens pensants?

J’allais dire –moi.

 

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