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Publié par Laziz

Akila, c'était ma mère. Plus tard, durant ma quête spirituelle, je recevrais, en guise d'initiation, des noms en rapport au sien, Akhila, Akhiles, Aki et d'autres plus compliqués, mais c'est son nom que je retiendrais ici. Je suis né quelque part dans l'Est de l'Algérie, à Annaba. Je n'y suis pas resté longtemps. Nous changions souvent de lieu mais nous revenions toujours voir ma grand-mère. C'était une guérisseuse qui connaissait parfaitement les plantes et les herbes médicinales de cette région. Elle vivait dans un bled près d'un lieu féerique, plein de sources chaudes, de roches et de collines à la beauté mystique. Les nuits de pleine lune, l'endroit se transformait en un grand camp illuminé par des feux allumés pour l'occasion. Des musiciens jouaient flûtes et tambours de toutes sortes pendant qu'hommes et femmes dansaient jusqu'à l'extase, chacun de leur côté. D'ailleurs, c'est pendant l'une de ces transes de ma mère que je suis né, selon elle.

 

naissance chamanique

 

Mon père et ma grand-mère feront tout, par la suite, pour me faire oublier ces expériences. Ils l traiteront ma mère de folle. Je ne raconterai pas les détails de cet incident mais, par la suite, ma grand-mère décidera que sa fille, ma mère, n’assisterait plus à ces réunions. Puis les choses se précipitèrent. Mon père fut relâché de prison parce que sa santé périclitait gravement et nous sommes partis en France, grâce à l’aide généreuse de mon oncle. À Strasbourg il sera opéré puis interné dans un sanatorium dans les Vosges. Je serais aussi envoyé en cure, plus tard, car j'avais contracté la tuberculose. Pendant deux ans, je ne quitterai pas le domaine au milieu des collines et des forêts. Je voyais rarement mes parents. Mais à part ma mère qui me manquait beaucoup, je garde un bon souvenir des lieux. De strictes religieuses catholiques habillées de noir avec de grands chapeaux en corneilles blanc. Elles m'enseignèrent la doctrine chrétienne et je me familiarisais avec leurs rites mornes et austères pour lesquelles j'éprouvais de la curiosité. Plus tard, à l'école primaire, durant les cours de religion, j'étais le plus souvent le meilleur et je rentrais chez moi avec les prix d'excellence. Cela troublait mes parents mais sans les inquiéter outre mesure. Ma mère ne me racontait plus d'histoires fantastiques non plus. Ma grand-mère lui avait interdit.

 

http://pudurdravida.com/Durga%20J.jpg

Dernièrement, dans ma famille, que je vois très peu, je suis tombé sur Babra,
la déesse assis sur un lion, dont je partage avec vous des clips vidéo.

 


 

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