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Publié par Laziz

copyright-humain--1-.jpegCopyright humain, c’est le nom de l’exposition que Nicole Allard nous fait visiter à travers son article. Elle commentant ce qu’elle voit «à travers trois grandes thématiques : Le pré-humain (sic); l’humain : un animal culturel et le post-humain : une intelligence artificielle. » 

Elle nous confie sa préférence intellectuelle, une valeur sûre, la pensée synthétique de Blaise Pascal sous forme de métaphore : l’homme est un roseau pensant. C’est «notre copyright humain, continue-t-elle, ce petit quelque chose qui nous distingue de l’animal.» Des paroles d’Évangiles. Sur le même tempo, elle déballe la leçon apprise en cours préparatoire des écoles laïques : «Aujourd’hui, avec les avancées de la génétique, nous savons que nous partageons 98% de notre ADN avec nos plus proches cousins, les grands primates.» (Il n’y a pas longtemps encore, ils étaient nos ancêtres. Après ajustement de la théorie de l’évolution, les espèces simiesques ont été déclassés de cette position pour prendre la place de nos cousins.) 

Madame Allard omet de signaler que l’on en partage autant avec le cochon selon les dernières découvertes scientifiques. Maintenant, je comprends qu’elle ne veuille pas crier ça sur les toits. Manquerait plus qu’on nous annonce que lui aussi c’est notre cousin!
Bon, je crois que vous avez le topo : Neandertal man, Cro-Magnon, Lucy et jusqu’à «l’homme sage», l’homo sapiens, les hominidés et les fossiles vont nous dévoiler, soutenus par des recherches scientifiques avérées, comment nous en sommes venus à réfléchir sur la mort et, par là-même, à nous différencier des animaux. Car chacun sait que les animaux ne pensent pas!? Surtout pas à la mort. Bref, quelque part un singe, ou un cochon, s’est manié le derrière pour changer sa condition. Ensuite, quand il s’est un peu humanisé, il a retroussé ses manches et, à la sueur de son front, a projeté ce qui était alors qu’une vague utopie, un idéal matérialiste, l’homme en devenir

Ok, c’est vrai, elle n’a pas dit tout ça, sûrement que l’espace ne le permettait pas. Mais soyez-en sûre, je peux me tromper dans la façon dont je vous rapporte son témoignage mais je ne me trompe pas sur ces intentions. Ce sont des paroles d’Évangiles. Voyez plus loin; elle regrette de ne pouvoir jouir de la vue du squelette de Lucy mais se console parce que «l’exposition recèle toutefois des pièces rares, dont le crâne de René Descartes, auteur du fameux 'Je pense, donc je suis’.» Qu’est-ce qu’on l’a pas entendue celle-là! Je pense, donc je suis… Si l’on réfléchit bien, on se rend compte des conséquences géniales de cette réalisation. À partir de là, l’humanité (occidentale) fait un grand pas. Comme les animaux ne pensent pas, ils ne sont pas. Ce sont encore des machines. Les arbres, eux, on n’en parle même pas. Depuis, évidemment, les oiseaux ont évolué; aujourd’hui, ils parlent et pensent. Ce volet-là de l’histoire, de l'ignorance orgueilleuse qui prévalait, ne faisait pas partie de l’exposition.

Non, sérieusement, ça vous impressionne ce genre de truc? Je me demande combien a couté cette fantaisie culturelle sur les origines animales de l’homme?

 

http://www.heyuguys.co.uk/images/2011/09/Human-Centipede-2-Still-1.jpg
Photo du film The Human Centipede 2

Liens en relation: Science et croyance

Charles Darwin et la grande famille des singes

L'homme est un singe!

 

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