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Publié par Laziz

Nous fêtons cette nouvelle année, 2008, au sommet d’une montagne qui se trouve au milieu de la forêt vierge du Karnataka près de Kollour, à mi-chemin entre Goa et Mangalore. (J’y ai marché pendant des heures et n’y ai aperçu ni tigre, ni éléphant, ni gazelle, ni serpent, ni même d’oiseau! Rien, vierge.)

 

C’est un lieu de pèlerinage, mais ce soir il n’y a personne si ce n’est de temps à autre deux jeunes à moto; ils viennent boire leur whisky frelaté et repartir la tête pleine d’illusions. Plus tard, dans la soirée remplie de nuit, près d’un bâtiment servant de refuge aux pèlerins, sorte d’hôtel administré par l’État, un groupe de technocrates de Bangalore a allumé un feu; l’entreprise pour laquelle ils travaillent leur a offert la sortie de fin d’année. Nous nous étions rapproché pour jouir de la lumière et campions, ma femme, moi et une amie rencontrée durant ce voyage, pas trop loin. Et puis, les feux de camp, je n’en fais plus beaucoup, autant profiter du plaisir.

Ma femme en compagnie de deux ingénieurs venus de Bengalore

 

Nous sommes quasiment au sommet d’une montagne.  On s’y est rendu parce que l’endroit est d’une grande importance en Inde. C’est le lieu où médita Sankara, un phare spirituel pour la majorité des Hindous. Sankara, c’est l’unité avec un grand U, la philosophie de l’advaita, l'Indivisible; une discipline de yoga qui veut l’annihilation du moi pour ne faire plus qu’un avec le Brahman, se confondre avec Dieu. De là à se prendre pour lui, il n’y a qu’un souffle. Mais ce piège, certains parmi eux tenteront de l’éviter, par humilité.

 

Sankara en compagnie de disciplesJe me désintéresse de ces doctrines de type impersonnel (mayavada, dit-on en sanskrit). L’ambiance des religions qui sont sensibles au dénuement absolu comme perfection, n’est pas la mienne. Je suis tout le contraire. J’aime la diversité dans ses savoureuses déclinaisons, ce que refuse cette philosophie de l’unité qui y voit le jeu de la maya. Mais Sankara est une personnalité à part chez les hommes et les sâdhus. C’est ce statut ontologique et mystérieux qui m’attire chez lui, jusqu’à un certain point. Car j’aime aller au fond des choses, et les vivre de l’intérieur. Autrefois, j’ai décrit ce genre d’expérience concernant l’acquisition du savoir, sous forme d’histoire et dans un contexte bouddhiste.  Si vous me lisez, vous ne pouvez pas manquer cet épisode.

Sankara médita en ce lieu
Sankara médita en ce lieu
Sankara médita en ce lieu
Sankara médita en ce lieu
Sankara médita en ce lieu
Sankara médita en ce lieu

Sankara médita en ce lieu

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