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Publié par Laziz

La science qu'était le yoga

« Les hindous d'antan avaient également découvert l'importance de l'union et de l'Intellect, du Souffle et du Corps. Le hatha-yoga fit la synthèse de cette découverte et préconisa, il y a cinq mille ans*, certaines postures pouvant conférer souplesse et bien-être au corps. Aujourd'hui, ce que nous appelons vulgairement "le yoga" a pris d'assaut l'Occident où il existe des dizaines de formes de hatha-yoga ; toutes ont oublié l'origine hindoue -pardon, polythéiste- de cette merveilleuse science qui n'a pas de religion. Le pranayama, ou science de la respiration, modernisé par de grands maîtres contemporains, comme Sri Sri Ravi Shankar, nous enseigne que chaque émotion correspond à un souffle : ainsi, en colère, votre respiration devient saccadée et, à vous mettre fréquemment dans cet état, vous risquez d'écourter votre vie ; au contraire, déprimé, vous en oubliez de respirer. Le pranayama nous enseigne comment contrôler notre souffle et maîtriser nos émotions grâce à certaines techniques répétitives de respiration. Il nous apporte bien-être et énergie accrue. Là encore, c'est une science hindoue. »
François Gauthier dans Quand l'Inde s'éveille, la France est endormie

Ma rectification : le yoga date bien plus longtemps que cela. Cinq mille ans correspond plutôt à une phase d'un déclin déjà entamé.

 

La science du yoga-citation

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«Vis-à-vis des hommes d'États occidentaux, c'est une exigence de l'esprit critique,
pour un journaliste, que de ne pas confondre les déclarations d'intention avec les actes
.» Jean-François Revel.

Pauline Garaude, l'IndeAprès on s'étonne, avec des publications de ce type, que les gens ne comprennent rien de rien à l'Inde ! L'auteure, Pauline Garaude, prend les thèses racistes pour faire son beurre. Selon elle (évidemment, elle n'en sait rien mais elle colporte ce qu'elle a lu ici et là, vite fait), de soi-disant aryens auraient envahi l'Inde et apporté avec eux les Védas et, par voie de conséquence, la civilisation. Elle écrit n'importe quoi !

Je détache un extrait : « Ce grand mouvement de dévotion serait lié à l'expansion du culte de la déesse Krishna, qui fit du mammifère la "vache-mère" de chaque hindou. » Je vous épargne les niaiseries qui suivent, le livre en est bourré. Pour ceux qui ne le savent pas, Krishna est un dieu et non pas une déesse. Il est le Héros, on ne peut plus démonstratif, de la Bhagavad-gita, le livre sacré le plus connu en Inde, et l'amoureux de Radha. Mais, la pauvre, elle ne le savait pas. Plus loin ( je ne peux me retenir ... ), Pauline Garaude rapporte un autre non-sens digne des plus ignorants des touristes : « D'autre part, écrit-elle, si l’abattage des bovins est interdit, et bien qu'aucun Hindou ne mange de la viande de bœuf... ». Il est pourtant de notoriété publique que les Indiens sont nombreux à bouffer de la vache. Et cette journaliste à la noix "voyage depuis dix ans en Inde" ! ( Elle ferait mieux de se recycler dans le commerce de l'import-export plutôt que d'écrire des livres -je plaisante grave. ) Mais comment peut-on voyager en Inde sans se rendre compte que les restaurants végétariens sont rares ? N'est-ce pas un indice pour commencer une enquête sur le sujet ? En outre, cela fait des décennies que certains états ont donné l'autorisation d'abattre les vaches, et les musulmans, qui sont nombreux, ont toujours eu des abattoirs. On a toujours tué les vaches en Inde, et ce depuis le début de l'âge de kali, il y a 5000 ans. Le pire, c'est qu'il y ait une maison d'édition pour publier ce pot-pourri d'insanités. C'est un manque total de respect pour la culture hindoue. On appelle ce mal, Le complexe de l'ethnologue. Celui-ci ne voit pas de l'intérieur la civilisation qu'il observe -Garaude ne la connaît pas, semble-t-il-, mais à travers ses propres critères. De cette perspective, elle apprend qu'une race supérieure, les Aryens, ont envahi l'Inde et ont civilisé les primitifs. N'est-ce pas ces thèses, indo-européennes, que l'on enseignait dans les écoles françaises ?

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Voici quelques lignes provenant d’une interview avec Sarah Combe, l’auteure de Un et multiple.

Sarah Combe, Un et multiple« Avant de m’intéresser à l’hindouisme, j’ai d’abord été attirée par la culture indienne : la poésie, l’art, la mythologie… et à la pensée indienne plutôt qu’à la religion à proprement parler. A l’adolescence, j’ai découvert le yoga, j’ai été séduite par les idées de Gandhi (peut-être parce que la non-violence était dans l’air du temps…), fascinée par la poésie de Rabindranath Tagore… Avant d’aller dans des pays où l’on pratiquait l’hindouisme (Fiji, Bali, Népal puis Inde), je ne réalisais pas à quel point tout avait sa source dans la tradition et les textes religieux. C’est à partir de cette constatation que je me suis intéressée à la religion, à la spiritualité, aux rituels… Le fait que j’aille régulièrement en Inde, au Népal et dans d’autres pays d’Asie qui sont ou ont été hindous, dans le cadre de mon travail et pour des périodes assez longues, m’a permis de rencontrer des gens d’origines très diverses, de toutes castes, de toutes tendances religieuses, des fous et des sages, des érudits et des analphabètes, de nouer des liens avec beaucoup d’entre eux, de participer à des cérémonies, des fêtes, des pèlerinages… et de découvrir ainsi différentes facettes de l’hindouisme. »

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Une musulmane chante les Dieux de l'Inde

Une artiste musulmane russe chante des hymnes védiques devant une audience dans laquelle le Président de l'Inde, Modi, est présent. Les premiers hymnes sont à la gloire de Ganesh, puis vers le milieu il s'agit du mantra gayatri, que chantent les brahmanes sur eur cordon sacré.

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Quand l'islam est libéral et social

J'aime. Mes parents musulmans faisaient la même chose quand ils visitaient un temple hindou.

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Quand l'Inde philosophe de travers

« C'est étonnant, les hindous sont capables d'écrire et de raisonner comme tout le monde et produisent une somme colossale d'ouvrages mais ils ne peuvent s'empêcher de philosopher toujours de travers. »

 

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L’Inde vue par les premiers psychanalystes

En général, on nous dit qu’ils ne sont pas très portés sur la chose. A titre d’exemple, Christine Maillard commence par Freud : « On ne trouve que deux allusions à des données indiennes dans la vingtaine de volumes de ses œuvres complètes. […] Les cultures indiennes et extrême-orientales en général occupent une place quasiment nulle dans l’œuvre du maître. »

Otto Rank, par contre, qui était son disciple, s’y est intéressé de façon sérieuse. Maillard mentionne son intérêt pour le Mahabharata. Entre parenthèses, elle cite les personnages qui ont inspiré une de ses importantes études : Chandragupta, Krishna et Bouddha. Plus loin, elle précise : « Ainsi, l’examen systématique de ce corpus permet de dégager une constante […] car il s’agit bien de simple référence. […] Les systèmes philosophiques indiens, en revanche, intéressent peu les auteurs, dans la mesure où ils n’y trouvent pas de quoi illustrer leurs propres conceptions. » (C’est moi qui souligne.)

Plus loin : « Il en va tout autrement de l’un des plus importants collaborateurs de Freud à ses débuts, à savoir Jung, chez qui la réception de l’Inde est un phénomène majeur et constant, et également de Herbert Silberer, à qui Jung doit nombre de ses idées. […] L’examen de l’œuvre de Silberer permet de voir émerger cet autre courant de la ‘‘science de l’âme’’ qui va naître dans les années vingt avec la Psychologie Analytique de Jung, et qui va se constituer par référence à la tradition de l’ésotérisme occidental après un détour obligé et fécond par l’Orient, indien principalement. » La démarche de Silberer est en cela comparable à celle de René Guénon.

Une autre note significative : « D’une manière générale, c’est aux personnages de l’univers mythologique indien que les psychanalystes s’intéressent prioritairement et non pas du tout aux grandes notions de l’anthropologie, de la cosmologie, voire de l’éthique indienne. C’est la seule mythologie et non la pensée de l’Inde qui fait pour eux l’objet de la réception, ce qui est compréhensible dans la mesure où ils lisent les textes indiens comme des produits de l’imagination et de l’activité fantasmatique.»

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Quand Schopenhauer reconnaît que le savoir n’est pas le fruit du hasard, du néant ou de l’intuition, mais la conséquence d’une transmission humaine : « Je ne crois pas, je l’avoue, que ma doctrine aurait pu se constituer avant que les Upanishads, Platon et Kant aient pu jeter ensemble leurs rayons dans l’esprit d’un homme. »
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«  Loin de nous dans le rêve et le temps l'Inde appartient à l'Ancien Orient de notre âme. » André Malraux, Antimémoires

De l’esprit religieux ambigu, athée ou théiste

Les gens, ici et là, en grand nombre, parlent de compassion, se référant à l’Empereur Ashoka. Celui-ci est réputé pour avoir créé un génocide connu sous « L’enfer d’Ashoka ». Là, en Orissa, des milliers et des milliers de femmes et d’enfants, de vieillards et d’hommes furent massacrés comme des bêtes à l’abattoir, sous son ordre. Durant cette boucherie à ciel ouvert, contemplant cet océan de cadavres et de sang, lassé de tant d’horreurs qu’il perpétuait sur son passage, Ashoka eut une transformation de son âme, si je puis m’exprimer ainsi (les bouddhistes ne croyant pas en l’âme) et se convertit à la religion de Gautama. Soit. Je vous propose une autre histoire de la compassion, plus saine, plus vertueuse, plus ancienne encore, celle d’Arjuna, le Pandava, telle que relatée dans la Bhagavad-gita, alors seulement vous pourrez en parler, par comparaison, avec une meilleure connaissance de ce sentiment. Car ce que j’entends et je lis à ce propos, c’est comme si Bachar al-Assad réalisait soudain l’horreur qu’il a répandu sur son pays et qu’il se convertissait au judaïsme ou au christianisme. Dans son repentir, il construirait alors des hôpitaux, distribuerait de la nourriture aux pauvres et parrainerait de multiples œuvres de charité. On dirait alors qu’Assad est devenu un grand saint et l’on érigerait partout à travers le monde des monuments à sa gloire. Son nom deviendrait pour des siècles à venir symbole de paix et d’amour. Voilà comment fonctionne l’esprit religieux, sans fondement spirituel ni scientifique, basé sur le sentimentalisme, l’utopisme et la création.

Ne fait-on pas, aujourd’hui, à travers les grandes capitales du monde, des expositions dans les musées à la gloire de l’Empereur de Chine ?! A-t-il jamais existé un plus grand assassin que lui dans l'histoire ? Si oui, on n'en a pas encore célébré son nom, ici, à Montréal, mais l'Empereur de Chine, oui, et en grandes pompes.

Voici, maintenant, pour vous faire une idée d'un autre exemple de compassion, quelques lignes tirées du premier chapitre de la Bhagavad-gita.

Arjuna demanda à Krishna d’avancer son char vers l’armée adverse pour observer plus en détail l’ennemi qu’il devra affronter. Arrivé à une distance respectable, Krishna posa les rênes et se tourna vers son ami : Vois, qui est venu se joindre à Duryodhane ! Arjuna scruta l’armée des Kuru. Face à tous ces guerriers qu’il connaissait bien, certains comme ses enfants et d’autres comme ses pères, il fut subitement traversé de part et d’autres de son corps par un sentiment qui lui fit perdre toute assurance, la compassion. Ses muscles se ramollirent et il commença à trembler de tous ses membres alors que sa bouche se desséchait. Il peinait à tenir son arc et s’inquiétait sérieusement sur la pertinence à commencer les hostilités dans une telle condition.

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L'amour de Dieu

« Du feu de l'amour, mon cœur s'est consumé », de Ysé Tardan-Masquelier, dans Le Monde des Religion.

L'auteure va droit au but, l'amour de Dieu. Car quelle religion traite le mieux de l'amour que celle vouée à l'adoration de Krishna, le vaishnavisme (bizarrement, elle n’en parle pas). C'est rare tout de même ce genre de spiritualité, surtout dans ce magazine. Les éditeurs font comme s’ils ne savaient pas que l’Inde est une puissance intellectuelle, que de la pensée philosophique elle en a à revendre, que dire de la littérature ou de la religion ! Mais pour saisir quoi que ce soit de cet article, il faut se lever de bonheur ou, simplement, ne pas avoir envie de comprendre, au fond. Si c'est la première fois que le lecteur lit quelque chose sur la bhakti, il en ressort complètement déboussolé. J’en veux pour preuve de cette salade mal épicée, la légende qui illustre cette image. Quiconque a un souci de clarté aurait plutôt écrit : Représentation de Krishna au lieu de Représentation de Vishnu. Faut croire qu'elle a du mal avec le nom de Krishna, car même lorsqu'elle commente un passage de la Bhagavad-gita, elle préfère utiliser celui de Vishnou... Pour dire qu'elle ne s'embarrasse pas de détails dans sa vulgarisation d'une des plus importantes religions de l'Inde. Pour désigner l’amour, le spirituel, s’entend, l’amour de Dieu, la dévotion, on emploie le mot ‘bhakti’. Comme vous savez dorénavant que l’auteure peut vous parler de la Bhagavad-gita, vous montrer des représentations de Krishna, mais sans jamais mentionner son nom, vous devinez alors qu’elle peut en faire autant avec ce qui a trait à la bhakti. « Le rayonnement de la bhakti médiévale, écrit-elle, est immense. Les saints, savants ou analphabètes, composent des poèmes d’un lyrisme exubérant… », etc. Qui sont ces saints, à quelle tradition sont-ils affiliés, quel est leur Dieu, c’est l’opacité on ne pourrait mieux faire. Ah, oui, elle mentionne Mirabaï, « princesse du Rajasthan » qui chantait « la nostalgie poignante qui l’attache à la poursuite de Krishna… » Et oui, elle a écrit Krishna. Et c’est la seule fois ! L’unique moment où elle mentionne Krishna et la bhakti, c’est par le cas particulier de cette dévote qui est surtout off selon la tradition spirituelle telle que transmise de maître à disciple. Mais, en ce qui concerne par exemple le plus grand représentant de Krishna et de la bhakti sur terre, Sri Chaitanya Mahaprabhu, qui a été le premier à exprimer dans un langage clair et précis la finesse de la bhakti et à promulguer ce savoir à l’échelle de toute l’Inde, se référant spécifiquement à l’amour inconditionnel de Radha pour Krishna, madame Masquelier n’en dit rien ! Elle avait commencé son article sur une note négative : « Le Véda, texte source de l’indouisme, parle fort peu d’amour. » On ne peut pas dire qu’elle a fait beaucoup d’effort pour compenser. Et, pompeusement, elle titre son article « Du feu de l'amour, mon cœur s'est consumé »… Je vais vous dire à mon tour, sans développer : madame Tardan-Masqualier est éprise d’une tendance culturelle, si on peut le dire ainsi, qui verse dans la débauche sexuelle, prétextant pour se faire l’expression intime de la bhakti. Durant les deux derniers siècles, l’Inde pullulait de ces sectes au point qu’il était honteux de se présenter comme un dévot de Krishna. Et puis, qu’une bouddhiste nous parle de la bhakti, c’est plus que paradoxale, c’est un oxymore.

Note: À la suite de la lecture de cet article, j’ai écrit « Ma petite histoire de l’Inde » pour mieux comprendre la dynamique de la dévotion et du vaishnavisme, voir le lien ci-dessous. Je vous place également le preview d'un documentaire sur les Rajneesh, chez eux le sexe se pratiquait à gogo et reflète ce qui avait cours en Inde, au nom de Dieu.


 

sur les Rajneesh, chez eux le sexe se pratiquait à gogo et reflète ce qui avait cours en Inde, au nom de Dieu.

Rajneesh et sexe à gogo

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Dance indienne au goût du jour

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Art martial en Inde

Art martial, le kalaripayatt, du sud-ouest de l'Inde, le Kerala.

Art martial en Inde

Inde, les guerriers guérisseurs« Si quelqu'un vient te provoquer, emploie la parade de l'humilité et du respect afin d'éviter le combat Si l'arrogant n'entend pas raison et engage les hostilités, recule simplement d'un pas pour rester hors d'atteinte. S'il lance un deuxième assaut, aie foi en la protection divine. Si l'infortuné persiste en une troisième attaque, frappe l'un de ses marma*. Après ton coup fatal, demande pardon à Dieu et emploie tout ton savoir secret pour ranimer ton adversaire.
Mais s'il a des témoins, cours ! »

* Marma, selon un texte revisité au II siècle, correspond à « des endroits où les muscles, les vaisseaux, les ligaments, les os et les articulations se rencontrent et qui par la vertu de leur nature, sont spécialement les sièges de la vie. » Par exemple, sur le côté des yeux, mais il en existe plusieurs sur le corps, des pieds à la tête.

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Garder le secret pour atteindre à la libération

Mais Ramanuja, (1077–1157) un grand saint, ne tint pas compte de ce conseil traditionnel et conservateur. Dès qu'il reçut le mantra de son maître spirituel, il le cria sur les toits. Il ne craignit pas d'aller en enfer pour avoir dérogé à cet ordre si, grâce à ce mantra, les gens pouvaient trouver la libération.

 

Ramanujacarya livre le secret de son maître spirituel-Mantra-citation


Canakya pandit-citation-secret-mantra

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Les bons et mauvais mensonges

« Ne soyez pas franc dans vos rapports avec les autres, car si vous allez dans la forêt, vous vous apercevrez que les arbres qui sont droits sont abattus alors que les tordus sont épargnés. » Chanakya Pandit. (340 av. J.C)

« D’un bois si tors que celui dont sont faits les hommes, jamais l’on ne tirera rien de bien droit. » Emmanuel Kant, 1784

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« … Il s’est excusé invoquant une défectuosité de fonctionnement de sa voiture. Au fond, c’est tout simplement parce qu’il n’avait pas envie de se rendre à la réunion.
-Il aurait délibérément menti, répondis-je, étonné. Encore hier, il me témoignait personnellement de la bonne condition de sa voiture. Il a donc menti ?! Comment peut-on mystifier ainsi un ami ? Naïvement, je pensais qu’une personne, aussi respectée pour son âge et ses connaissances, ne ment pas. Surtout s'il est accepté comme un sage dans sa communauté.
-C’est la vie, mon cher, tout le monde ment.
-Peut-être, mais pas quelqu’un d’aussi religieux que lui, rétorqué-je. Je sais bien, tu vas me dire que Maharaj Yudhistir a menti, mais c’était sous l’ordre de Krishna, et c’était exceptionnel.
- Pas seulement Yudhistir, de nombreux saints ont menti. Bouddha, Sankara, Krishna, d’ailleurs ce dernier était réputé menteur par excellence. Même le grand Thakur Bhaktivinod avait prêché que l’enfer n’existait pas…
-Cette posture n’est pas différente de celle des politiciens ! Au moins, avec eux, cela peut se justifier ; en tout cas, on comprend. En ce qui me concerne, un gentleman ne ment pas à ses proches, encore moins s'il est un spiritualiste. Sinon, à quoi tend la religion quand le mensonge dessert la foi et la vérité ?
-C’était un bon mensonge, l'intention était de faire le bien.
- Relativisons ! Relativisons ! m'exclamé-je. Mentir, à mon sens, est toujours une faiblesse. Dire la vérité est une qualité du brahmana. De toute façon, brahmana ou pas, bon mensonge ou mauvais mensonge, une personne engagée sur la voie spirituelle doit être intègre et ses rapports avec les autres exemplaires !
-Sais-tu ce que Chanakya pandit déclara à ce sujet ?
-Quoi ?
-Observe la lisière d’une forêt, disait-il, tu seras surpris de constater que seuls les arbres mal formés demeurent, ceux qui étaient droits ont été coupés.
-Bien sûr, Chanakya était un politicien ! C’était le Machiavel des indiens. 1500 ans avant lui...

Observe la lisière d’une forêt, disait-il, tu seras surpris de constater que seuls les arbres mal formés demeurent, ceux qui étaient droits ont été coupés

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Quelle est la chose la plus merveilleuse au monde ?

Citation_Inde_Yudhistir_Mahabharata

 

Citation_Inde_Yudhistir_Mahabharata

Citation_Inde_Yudhistir_Mahabharata

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Les Dieux ont-ils besoin de protection ?

 

Oh My God! This is so true.Advertiser: Indian Head Injury Foundation

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Madeleine Biardeau, L'hindouisme_ciation

 

Sur la quatrième de couverture :
« Parmi les visions du monde et
de l’homme, l’hindouisme est une
des plus importantes, des plus
cohérentes, des plus séduisantes. »


Tandis qu’elle débute ainsi l’introduction :
« Tenter de donner d’une culture et
d’une histoire aussi vastes que celles
de l’Inde un exposé unifié, où
chaque partie est implicitement
solidaire d’une même totalité, est sans
doute un projet un peu dément. »

 

 

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