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Publié par Laziz

L'esprit de la Grèce a écrit : Démocratie vient du grec dêmos le peuple et de kratos "pouvoir". Par définition c'est donc le pouvoir au peuple. A quand les élections par tirage au sort, comme le faisait la Grèce durant l'Antiquité. Ainsi, fini la corruption , le pouvoir qui monte à la tête et les intérêts d'une politique ne desservant que 1% de la population. A méditer...

Laziz : Quand on prend la démocratie grecque pour exemple, on fait comme ceux qui vantent la grandeur du 19 siècle (et ne mentionnent pas le colonialisme). La Grèce avait ses esclaves et il est étonnant que l'on fasse toujours référence à cette civilisation dont la pédérastie constituait un art de vivre...

L. G. : Oui, les Grecs avaient leurs tares. C'est pas pour autant qu'il ne faut pas tenir compte de ce qui ont accompli de bien. Par contre, tu fais bien de le souligner, ils avaient l'esclavagisme et une forme de colonialisme qu'il leurs permettaient de s'enrichir sans travailler, donc, d'avoir du temps pour s'occuper de la démocratie. Bon, mais nous on a le progrès technologique (machine/automatisation...) et en général l'augmentation de l'efficacité des moyen de production qui devraient également nous amener à disposer de temps libre pour s'occuper de la politique au sens large, de faire notre travail de citoyen.

 

 

Laziz (en aparté : Ne dit-on pas que le colonialisme n’a pas apporté que de mauvaises choses, mais du bon aussi ? ) : Si je peux me permettre de séparer le grain de l'ivraie dans votre réponse, je dirais à mon tour qu'une pépite d'or, même si elle est tombée dans la marde, reste une pépite d'or. Quand on parle des Grecs, si pépite d’or il y a, elle doit être de bien piètre valeur. Personne ne nie qu'ils ont accompli des transformations durant leur histoire, comme, d'ailleurs, beaucoup d’autres peuples à travers le monde, mais leur mérite s’arrête là et rien de plus, contrairement à ce que les érudits et les savants de tous poils nous font croire. Et le lavage de cerveau représente un passage nécessaire de formation dans les grandes écoles occidentales du savoir.

 

Mieux, les Grecs et les Romains étaient, par tradition, des barbares eux-mêmes, à peine plus civilisés que leurs voisins, les Romains. Sexe (l’inceste), bouffe, guerre et paganisme se pratiquaient à loisir, sans discrimination, basés sur un savoir médiocre de la science. Mais l'on prétend que cette manière de vivre représentait l’acmé de la civilisation tous azimuts. L’Occident l'a choyée comme la prunelle de ses yeux.

Cette passion pour la Grèce et sa culture se fait au dépend de grandes civilisations comme l'Inde védique, civilisation dont on se gardât bien d’en reconnaître le prestige et le haut rang. Académiciens et politiciens évitèrent soigneusement* d'introduire dans l'éducation l'immense savoir ayant trait à la civilisation fleurissant au-delà de l’Indus, le fleuve (Sindhu) que les Arabes nommèrent ainsi de par leur prononciation, délimitant un territoire qui sera dorénavant connu par la dénomination d'Inde ou comme autrefois, les Indes, (Hindustan, en Arabe) mais jamais par le sien propre, tel que les hindous désignaient leur pays... Demandez autour de vous si quelqu’un connaît, vraiment, le nom de la péninsule ? Bharata.

 

 

Se privant de cette connaissance mise sous le boisseau, les occidentaux élaborèrent des sciences humaines, soi-disant universelles, ou ce qu'ils appelèrent par la suite la Science, tout court. Faisant table rase sur les traditions et les connaissances du passé, la science s'est constituée de concepts sectaires et chauvins pour la plupart (issus du colonialisme, de l’impérialisme et du racisme exacerbé) et dont la teneur, en vérité, se résume à une définition circulaire de l'histoire du monde : il y a eu d'abord les hommes préhistoriques, nés en Afrique, d'une race animale (et non des dieux ou d’êtres célestes, ainsi que décrit dans les Védas), puis avec l'évolution, petit à petit, l'oiseau faisant son nid, l'Europe est devenue le berceau de la civilisation mondiale, grâce à son âme, la Grèce.

 

En effet, selon les spéculations notoires de nos penseurs, philosophie, démocratie, raisonnement, et j'en passe des vertes et des pas mures, seraient nés là, les Grecs les auraient inventés ?! Et personne ne remet jamais cela en question, alors qu'une simple étude historique des idées ou des civilisations accessibles à tous, depuis toujours, aurait permis d'éviter cette erreur grosse comme le nez au milieu de la face.

 

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* J'ai écrit plusieurs textes sur cette manière d'enseigner l'histoire, écartant l'Inde de la philosophie et de l'histoire. En voici un : Au commissaire de l'exposition sur la Chine à Montréal.

Jeu et conditionnement identitaires

Marre des préjugés favorable à la tyrannie !

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