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Publié par Laziz

Le bûcher des vaniteux, quel titre ! Je ne lis pratiquement pas de roman mais j'en ai lu un très bon qui portait ce titre -Le bûcher des vanités... Grâce au tome 2, qui souligne l'intérêt du premier, Éric Zemmour peut se permettre l'humilité, à ce que je m'aperçois, sur ce plateau de télévision. On ne secoue pas facilement un homme érudit et qui sait manier le verbe. Le défaut qui taraude Zemmour, à mon humble avis, moi qui ne le connaît pas, ou si peu, c'est son nationalisme. Peut-être en a-t-il d'autres. Pour ce que j'ai entendu ici, il est de ceux qui pensent qu'il y a plein de raisons d'être fier de son pays, au point de considérer naturel pour un français de cultiver le complexe de supériorité.


Balayer sous le tapis


Complexe, bien sûr, car pour réussir à se tenir debout avec tant d'assurance, il faut en cacher beaucoup sous le tapis, de faiblesses et d'infériorités, et cela forme des bosses à la surface difficiles d'ignorer. Le point avec les races, c'est qu'elles n'existent plus aujourd'hui. Les anciennes civilisations qui pouvaient nous permettre d'évaluer les valeurs de supériorité et d'infériorité, ont quasiment disparu. Avec le temps et la mondialisation, les peuples se ressemblent tous. Selon les Védas, les plus vieilles écritures qui racontent vraiment quelque chose à propos du monde et de son histoire, parmi les classes du genre humain, il ne demeure que celle des sudras, les inférieurs, ceux qui servaient les classes supérieures (et qui étaient indispensables au bon fonctionnement de la société. Ils n'étaient pas des esclaves, à l'instar de la civilisation grecque ou Slave, d'où provient le mot, mais des gens libres et qui gagnaient leur vie en mettant leurs bras au service du corps social. De nos jours, il n'y a plus de supérieur ou d'inférieur, les classes n'existent plus; kalau sudra sambhava, dit-on en sanskrit : c'est l'égalité par la base. Les Hindous appellent cette époque, le kali-yuga. L'homme n'a pas les moyens de retourner en arrière, il est contraint de creuser sa tombe avec ses dents, comme le reconnaît Zemmour (c'est un combat perdu). Mais que ceux, parmi nous, qui ont un peu de jugeote le fassent dignement, qu'ils essayent de comprendre ce qui est arrivé, que l'on cesse de passer le bâton de relais sanglants et avec fierté aux futures générations.

 

Zemmour, si le machiavélisme politique vous attire
Zemmour, si le machiavélisme politique vous attire

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