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Publié par Laziz

Alors que je me suis mis à étudier la Bhagavad-gita, dans le cours de mon écriture sur le Mahabharata, les idées se bousculent au portillon de mon mental et veulent se manifester sur le papier. Par exemple, ce matin j'écrivais sur un forum hindou à propos du dharma. Je ne peux pas tout exprimer, pratiquement c'est impossible. Alors je le dis maintenant, par petit bout, et tout à l'heure, ce soir et demain encore. C'est à cela que me sert ma page Facebook.*


La Bhagavad-gita commence avec cette idée importante du dharma; dharma-ksetre kuru-ksetre. C'est la première ligne du premier verset où Sanjaya apprend au roi aveugle que les soldats se sont tous réunis sur un lieu sacré, un lieu de pèlerinage, d’où ce mot composé dharma-ksetre. C'était là qu'autrefois, l'ancêtre des Kurus organisait ses feux de sacrifice destinés à plaire à Vishnu (à noter que Vishnou ne mange pas de viande et n'est pas intéressé par l'abattage des animaux.) C'est donc un endroit de bonne augure pour ceux qui sont intègres et suivent les principes de la religion. Et d'un!

 

Et de deux, la Bhagavad-gita se termine pratiquement sur une instruction à propos du dharma, quand Krishna dit, curieusement : sarva-dharman parityajya, "laisse de côté tous ses dharma". Nous avons déjà abordé cette question, mais, pour rappel, on soulignait la volonté de Krishna de vouloir qu'on l'adore, lui, seulement, au-dessus de tous!? Ça regarde pas bien, vous me direz, si par exemple vous aimez à la folie Shiva ou Durga ou comme d'autres à l'époque de Krishna adoraient Brahma ou Indra, etc. En fait, Krishna ne préconise pas de ne plus les aimer ou les adorer, il dit de ne pas en faire une priorité, parce qu'il est le but ultime. Il le répète à plusieurs occasion. Y aurait-il une différence ? Cela aussi nous l'avons déjà vu ici, nous avons expliqué que la spiritualité védique implique toujours la variété, jamais l'uniformité absolue comme beaucoup veulent le croire. Tous les chemins ne mènent pas au même lieu. yanti deva-vrata devan pitrn yanti pitr-vratah signfie que ceux qui adorent les dévas iront chez les dévas, ceux qui adorent les pitris (ancêtres), iront chez les pitris, etc; et ceux qui L'adorent iront à lui, Krishna: yanti mad-yajino 'pi mam. Je vais vous expliquer, puisque cela me passe par la tête, une des raisons qui motive cette croyance, nommément que tout est semblable, que tout est Un, donc peu importe l'objet de notre adoration, ce qui, bien sûr, se tient difficilement. Tout, autour de nous, prouve le contraire.


* Ma page Facebook: Maha Bharata

 
 

Je dois dire quelque chose à propos de moi, par rapport à ce que j'écris en ce moment, sur la Bhagavad-gita, le Mahabharata ou les Puranas. Je ne suis pas une personne d'autorité pour m'exprimer en ce domaine. Je n'ai pas étudier le sanskrit, je n'ai pas d'inclinaison pour la vie religieuse, monastique, encore moins pour celle de renonçant. Mais la littérature me passionne depuis toujours. Je connais assez bien ce qui se fait dans la langue française. Il en va de même en ce qui concerne les autres arts comme la peinture, la musique ou la poésie. J'en profite pour ajouter que je ne suis pas peintre, loin de là. Je ne suis ni philosophe, ni poète, ni musicien, ni écrivain, bien que je touche à tout avec passion. Et puisque je parle de peinture, voici une de mes créations intitulé "Sur mon mur", à partir d'une dessin d'Esher. Ce matin, en écrivant à propos d'Ashvatthama, le fils de Drona. je me suis souvenu de cet arbre du même nom dans la Bhagavad-gita, asvattham prahur avyayam.

Selon Krishna, « il existe un arbre sacré impérissable. Ses branches sont en bas, ses racines sont en haut. » Normalement il a des feuilles. Le mien n'en a pas. Car il est dit encore, toujours dans ce verset: « Il a pour feuilles les hymnes des Védas. » Et comme je n'ai pas la connaissance relative à ses Védas, je l'ai dessiné sans feuilles. Cependant, comme je ne peux m'empêcher d'agir -lire ou écrire- et comme la politique, l'art, la science, la philosophie et la littérature concernant l'intense activité des matérialistes et des athées ne m'intéressent plus guère, il ne me reste que le Mahabharata, la Bhagavad-gita et les Puranas pour dépenser mon énergie. Pour se faire, j'essaye de rester le plus respectueux possible de la tradition vaishnav et j'évite de faire passer mon opinion pour un savoir védique et véridique; je ne fais que répéter comme un perroquet* ce que j'ai appris en ce domaine. Dans le cas contraire, je souligne le fait que c'est un avis et non la vérité (que je ne connaîtrais pas). En d'autres mots, je ne spécule pas quand les écrits fournissent la réponse.

 

* Le fils de Vyasa s'appelle Suka, qui veut dire perroquet. Vyasa lui enseigna le Mahabharata qui l'enseigna aux sages.

 

Le dharma, en entrée et en fin de la Bhagavad-gita

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