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Le blog de Maroudiji

Les grands enjeux de société et les idées qui en font la trame, avec humour, passion et gravité.

Quand le yogi fait peur

« La femme mariée doit être toute décence ;
la prostitué doit être toute fière de ses capacités
à rendre ses séductions efficaces et à vendre ses charmes. »

Le yogi et les femmes excitantes à éviter

Encore et encore les Écritures racontent les dangers et les magouilles orchestrés par les dieux, effrayés de perdre leur statut et leurs privilèges à cause de la détermination exceptionnelle d’un yogi à se surpasser et à dépasser les lois naturelles de ce monde, car son désir est de se hisser jusqu’à eux et, par conséquent, d’avoir éventuellement la capacité de les obliger par ses pouvoirs. Leur principale stratégie pour venir à bout de la volonté de l’ascète est de lui envoyer une des nymphes célestes et aguicheuses qui peuplent les mondes paradisiaques. En général, le procédé atteint son but et les voilà rassurés. Cela ne fonctionne pas toujours, cependant.

Le yogi accompli sait que les plaisirs des dieux lui sont acquis. Il n’est pas à leur recherche. Au contraire, il les considère comme une distraction, malfaisante. Il ne désire pas non plus être leur égal, sachant qu’un jour ou l’autre ils déchoiront de leur position. Ils ne sont pas éternels et la roue des morts et des renaissances ne les épargne pas. Un tel yogi réfléchit ainsi à ces inconvénients : « Grillé sur les horribles charbons de la ronde des naissances, crispé dans les ténèbres de la vie et de la mort, je n’ai découvert qu’il y a une minute la lampe du yoga, qui met fin aux enténèbrements des obstacles, les "gênes" (kleça). Les goûts libidineux pour les choses sensuelles sont les ennemis de cette lampe. Comment se pourrait-il que moi qui est vu cette lumière je fusse détourné par ces phénomènes sensoriels -ce pur mirage-, que je fisse à nouveau de mon corps un aliment à ce même feu de la ronde des naissances, qui flamboie de nouveau ? Adieu, objets sensuels, trompeurs à l’instar des songes, et que seul le méchant peut désirer. » (H. Zimmer)

Pour lire le début de ce billet :

 

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