Les grands enjeux de société et les idées qui en font la trame, avec humour, passion et gravité.
3 Novembre 2020
Cela fait des décennies et des siècles que créationnistes et darwinistes se donnent en spectacle et se crêpent le chignon jusqu'à l'hystérie. Nous sommes si habitués à ruminer leurs arguments spécieux et théologiques que l'on a cessé de penser par nous-mêmes. Nous sommes convaincus qu'à part ces deux propositions sur l'origine de la vie, il n'en existe pas d'autre dans le monde, comme si les lumières ne brillait que sur l’Occident. La question des origines a été confisquée par ces deux camps et empêche toute possibilité de sortir du cul-de-sac. Notre conditionnement au monisme, c'est-à-dire à la vision que tout est Un, que Dieu est Un, qu'il y a Un homme à l'origine ou que les premiers sont sortis d'Afrique, n'aide certes pas à la liberté d'expression, la garantie des points de vue. Bizarrement, ô que les lois de Dieu sont impénétrables! nous faisons le contraire, nous optons pour l'idéologie et l'abstraction: tout est Un, une seule vérité, une seule science, une seule religion, une seule voie, une seule humanité, etc. Jamais n'entendrons-nous le témoignage, le doute ou la pertinence des interrogations de ceux qui ne penchent ni pour l'une ni pour l'autre de ces thèses. C'est à croire qu'eux seuls existent. Nous occultons tout un pan de la société parce que celle-ci ne croit ni au néo-darwinisme, ni aux bondieuseries bibliques. Existe-t-il seulement ce peuple invisible? N'est-ce pas une question pertinente? Combien sont-ils? Comment pensent-ils?
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Jamais il est dit qu'il y a une histoire de l'écriture en Inde, une histoire extraordinaire. Mais comment en sommes-nous encore là?