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Publié par Laziz

Stephen Harper

Il y a quelques années, si j’avais pu voter, je l’aurais fait pour Harper parce que je ne voyais pas d’autres choix. Mais j’ai quitté le Canada, je n’ai pas voté. D’ailleurs Harper appuyait la politique américaine qui n’était pas brillante à l’époque. Mais il soutenait Bush et participait à sa volonté d’éradiquer le terrorisme. Comme beaucoup de Canadiens étaient encore sous le choc de la guerre déclarée par Al Qu’Aïda, ils ne lui en tenaient pas trop rigueur (mis à part les Québécois qui ne l’ont jamais porté dans leur cœur). Je pense que quelque part, il doit regretter, ne serait-ce que du point de vue politique, sa proche sympathie pour Bush. Mais c’est du passé tout cela. Harper, c’est Harper, il est assez transparent; il dit et fait ce qu’il pense; quand il ne veut pas parler de quelque chose, il décide simplement de ne pas vous  en parler; s’il n’aime pas quelque chose, il ne s’en cache pas, il vous le montre. Quand les gens votent pour lui, ils savent pourquoi ils le font.

Quand Barack Obama est devenu président,  ce n’était plus pareil pour Harper qu’avec Bush . Ces deux là ne sont pas sur la  même longueu r d’o ndes : ils n’ont pas la même culture. Obama n’est pas un évangéliste; ce n’est pas un conservateur et ce n’est pas  un gars de la droite. Dernièrement, l’élection et les événements en Palestine ont fait ressortir cette singularité qui existe entre les deux. À la course à la présidence, ce printemps, j’ai entendu à la radio un représentant des juifs de Montréal exhorter ses coreligionnaires à voter massivement pour M. Harper. Dans le discours, il n’y avait aucune préoccupation nationale ou provinciale; il encourageait les juifs à voter Harper tout simplement parce qu’il était, plus que ses concurrents, favorable à l’État d’Israël, point –barre! Finalement, dans les quartiers peuplés de juifs, comme Ville Mont-royal ou Outremont, ils n’ont pas remporté le vote. Je dois dire que j’avais aussi entendu des « arabes », à la suite de cette harangue juive, au micro de cette même radio, s’adonner à un exercice similaire en vue d’inciter leurs semblables, musulmans et laïques, à aller également voter en force. Il semblerait que ce soit eux qui aient récolté les fruits.

Mais aujourd'hui, les juifs s'agitent à Montréal. Ils sont de très mauvais poil. Ils n'ont pas aimé -d'ailleurs, dès le début ils ne l'ont pas aimé le personnage- la position d'Obama sur les frontières d’Israël. Alors, à la radio, c'est tout juste s'ils ne l'insultent pas: en tout cas, ils le désignent comme -je cite- un ignorant qui raconte des "idioties". Bon, à la rigueur, je peux les comprendre. Mais là où le bât blesse, c'est quand j'entends des maghrébins, et ils sont nombreux, à se foutrent de sa gueule! Là, je n'en reviens pas...

C’est ainsi que fonctionne la politique chez ces gens-là, en bloc et sur des bases ethniques et religieuses, d’un bord comme de l’autre. Ils se foutent de leurs concitoyens et de la bonne marche du pays dans lequel ils vivent. Ce qui les intéresse c’est leur nation à l’autre bout du monde, leur temple ou leur mosquée. C’est en fonction de la position de M. Harper sur Israel que les juifs voteront, pas sur les ponts et chaussées de Montréal.

Ce qui me frappe, c’est la façon de penser des maghrébins. On croirait, à les entendre, qu’ils sont des gens sensibles aux valeurs d’une certaine gauche idéale qui serait contre la discrimination, l’inégalité, le racisme, le capitalisme sauvage, le sexe débridé, l’abus de pouvoir, nommez-les, comme disent les Anglais. Rien de tout cela. La plupart d’entres eux détestent Barack Obama. Si Mouhamad Kaddafi ne s’était pas rendu si détestable par ses actions toutes récentes, celles de ces dernières semaines (je ne parle pas du mois de février, par exemple, à ce moment-là il avait encore la côte parmi beaucoup d’entres eux, surtout chez les Algériens), alors il est certain qu’un sondage aurait révélé que le Libyen leur inspire plus de respect que l’Américain.

En outre, ce dernier est noir. Vous ne le savait peut-être pas mais les peuples sémites détestent les noirs.

Jews étiopiens J’avais, par le passé, décrit le traitement que les juifs réservaient à d’autres africains juifs d’Éthiopie, appelés Falashas ou Beta Israël, qui sont arrivés en Israel fuyant l’extrême pauvreté –grâce, d’ailleurs, au rapatriement par l’État d’Israël- dans lequel vivait ce peuple à cause de sa foi, depuis Moïse.

Mais arrivés en Israël vous vous doutez bien que les juifs émigrés de Moscou, ceux-là qui connaissent bien rouages et avantages de la discipline, de l’organisation et de la spéculation, si fiers de leur peau blanche comme du lait, se représentant être l’avatar suprême de Dieu, c’est à dire à sa meilleure image, eux, ces émigrants venu du Nord entrer dans le même temple que des loqueteaux noirs à la judaïté douteuse ?

L’égalité avec des noirs, non, ça ne ce peut pas!

Mais c’est ainsi avec toute l’Afrique du nord. Les berbères n’aiment pas les noirs. Ils sont racistes à mort. Avoir une femme en charge d’un État ou seulement ministre d’un département important, c’est déjà rompre avec la tradition et tirer la queue du diable, que dire d’un noir! Vous ne verrez de noirs nulle part en charge d’une fonction importante. Voilà une raison pour laquelle je croie que vous, maghrébins, du moins ceux qu’on entend le plus, et autant ceux qui restent silencieux, n’aimez pas Obama.

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La gauche et la droite en pleine révolution arabe

 

 

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