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Publié par Laziz

« Une quête de savoir qui anime plus que jamais les chercheurs, aujourd'hui, dans l'espoir de découvrir de la vie ailleurs... »

Il faut croire, à l’évidence des propos tenus par A. Meinesz dans cette interview, que les gens n’aiment pas la vie. Il suffit pour nous en convaincre d'observer autour de nous la destruction généralisée que subit notre planète. Selon lui, il faudrait mieux expliquer à ses habitants la beauté de la nature, mieux lui apprendre comment le vivant existe, comment il se reproduit, comment il fonctionne, car il est important que les gens arrivent à aimer la vie. « Et quand on aime la vie, précise-t-il, on la protège. » Cela va de soi...

Vu les circonstances actuelles tous azumuts, faut-il conclure que les gens n'aiment pas la vie ? Et si on se prêtait à un petit exercice de statistique pour vérifier cette affirmation ? On demanderait alors aux quidams dans la rue d'une capitale européenne s’ils aiment la vie ; ils seraient rares à vous répondre par la négative.

Je vous propose donc, à l’écoute de cette interview singulière, un tour d’horizon ludique des sciences de la physique et de la biologie. Ludique, dis-je, parce qu’on se rend compte qu’en ce domaine les raëliens, par exemple, sont plus en avance que les scientifiques ; cela fait une paye qu’ils affirment, à ceux qui veulent bien leur prêter une oreille attentive, que la vie vient d’ailleurs, de quelque part dans l’Univers. En tout cas, leur intuition vaut de loin celle des scientifiques sur ce point. La différence entre les raëliens et notre savant, A. Meinesz, c’est que ce dernier ne raconte pas n’importe quoi a priori puisqu’il s’appuie sur la méthode scientifique et rationnelle pour tenter de prouver ses déclarations, même si pour l'instant elles demeurent nébuleuses.

Ce qui m’intéresse par conséquent dans cette entrevue, c’est de savoir, selon cette nouvelle posture scientifique, comment la vie a évolué sur notre planète et d'exposer, à vous lecteurs, toutes les incohérences formulées au nom de la science et dont la journaliste qui l'interroge,  Aurélie Luneau, se délecte. Et, avec elle, tous les auditeurs prêts à gober ces spéculations.

La science est devenue comme la cuisine des mangeurs de viande,
il ne faut pas la regarder de trop près.

comment la vie a commencé_Meinesz_livre_scienceComment la vie a commencé.* Rien de moins ! Voici un livre qui nous explique le tout début de la vie. Nouvelle tentative... J’ai lu, entre autres, Pascal Picq et son collègue Yves Coppens concocter ce genre de littérature, mais eux ne sont pas des scientifiques, ils peuvent donc imaginer l’histoire de l’homme à leur guise**. De toute façon, ce n’est pas de l’histoire à proprement parler et, en ce sens, je rejoins Descartes qui méprisait cette discipline fourre-tout et non objective, surtout quand elle est écrite par des individus dont l’idéologie et l’imagination débridée guident leur travail de propagande.

* Notez qu’il n’y a pas de point d’interrogation…
** Arf, que dis-je là, ce ne sont pas des historiens non plus !

Aurélie Luneau lui demande si on peut donner une définition simple de la vie ? Je m’attendrais à ce que le protestant qu'il est lui réponde : « la vie vient de la vie ». Mais non, voici le scénario qu’il priviligie : « Le chimiste dira que c’est un composé de quelques atomes, l’hydrogène, l’azote, etc. Quant au biologiste, c’est quelque chose (sic) qui se duplique et qui s’autoconstruit, c’est-à-dire qu’elle (la vie) prend des éléments dans son environnement, elle les traite, les accepte ou les rejette ( …) donc c’est un genre d’automate (sic) qui se maintient en vie et qui, surtout, se reproduit.

être dans l'espace avec Aurélie Luneau-Heu heu … laisse échapper Aurélie Luneau et passe à autre chose, satisfaite de ce qu’elle entend.

On constate que le phénomène en question ici -la vie, cette entité telle que rapportée par Meinesz- se duplique et se reproduit toute seule et de manière géniale, mais que son action et son déterminisme magique ne préoccupe pas Luneau outre mesure, même si on traite de science.

En fait, ce que l’on comprend en écoutant l’auteur, c’est que la vie, qu'il n'a pas encore définie, est animée miraculeusement par une intelligence et un but positif. Il n’en parle pas cependant et à aucun moment de son interview il ne mentionne le phénomène de la conscience comme facteur déterminant pour l’évolution ou comme attribut essentiel à la vie.

Notre scientifique, Alexandre Meinesz, explique à la radio de France culture comment la vie est apparue sur Terre il y a trois milliards et demi d’années !?! TROIS MILLIARDS… Ils ne savent pas l’histoire de la vie et des peuples qui ont vécu il y a 1000 ou 5000 ans sur Terre et on se dispute encore pour s’entendre sur ce qui s’est passé il y a 100 ans, mais les scientifiques nous racontent avec ferveur et dans le détail comment la vie est apparue sur terre il y a des centaines de millions d’années. Ou des milliards ?!

À la suite de cette interview, je suis allé sur leur page Aldous Huxley et le doute-citationFacebook et je n’ai pas trouvé un seul internaute pour émettre un doute à ce sujet...

Pire, tout ce que j’ai écrit là, je l’avais d’abord publié sur un forum de discussion, dans la partie Science, et le tout a été supprimé. Pas verrouillé ou déplacé, mais supprimé sans avertissement ni explication, comme si de rien n’était…

Forumr.fr_maroudiji_censure

La vie, selon Meinesz, aurait débuté dans l’eau. Ah, tout le monde sait ça ! Il fut un temps pas très éloigné oû on disait que la vie et les bactéries se développaient dans les détritus... On appelle cela la génération spontanée. Si vous aimez la BD vous devriez apprécier Pasteur et la Génération Spontanée, La vie peut-elle apparaître sans parents ?. Elle explique ce serpent des mers qui ne faisait aucun doute en Occident, car en Inde on savait très bien les dégâts que pouvaient causer les microbes ; ils purifiaient les objets et les sols des maisons avec de la bouse de vache… Elle était déjà, il y a des centaines de milliers d’années, connue pour ses propriétés antiseptiques !

La vie peut-elle apparaître sans parents ?

En plus de ce questionnement, la réponse est approuvée indirectement par Darwin qui, dans une lettre à un ami, explique qu’à l’origine, la vie aurait pu très bien apparaître dans une mare un peu chaude et propice à ce genre de prolifération bactérienne :

Lettre adressée à son ami Joseph Hooker en 1871
"On dit souvent que toutes les conditions pour la première production d'un organisme vivant qui sont maintenant réunies, pourraient ne l'avoir jamais été. Mais si (et oh !, quel grand si) nous pouvions concevoir, dans quelque petite mare chaude, en présence de toutes sortes de sels d'ammoniac et d'acide phosphorique, de lumière, de chaleur, d'électricité, etc., qu'un composé de protéine fût chimiquement formé, prêt à subir des changements encore plus complexes, au jour d'aujourd'hui une telle matière serait instantanément dévorée ou absorbée, ce qui n'aurait pas été le cas avant l'apparition des créatures vivantes"

Alexandre Meinesz donne aux auditeurs qui l’écoutent un renseignement crucial sur une des possibilités de l’émergence de la vie, la chlorophylle : « très, très, très important » insiste-t-il. Et de préciser « que l’oxygène serait venu avec les météorites… » Cette chose est au début unicellulaire. Puis tard, continue-t-il, « il y a plusieurs milliards d’années, une cellule a donné l’ordre à une autre, c’est la différenciation cellulaire : "toi, tu vas capter l’azote, toi tu vas te reproduire, toi tu vas te fixer".  À partir de là, la vie s’est déployée, plusieurs associations de bactéries ont permis des unions qui ont ouvert la vie. » Ces unicellulaires devenus pluricellulaires vivaient collés les uns sur les autres et ont formé des colonies organisées.

Notez qu’il n’y a pas la moindre trace de conscience ni la mention d’une intelligence agissant sur cette organisation. Aucune explication ne semble requise. En d’autres mots, vie et conscience n’ont pas de rapport direct, la vie peut s’en passer. Et nous sommes dans le discours scientifique !

FIN

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Une réalité invraissemblable. Dans l'aire francophone, la situation est assez différente. Les fidèles des extraterrestres et leurs publications restent marginaux. Des journalistes consciencieux rapportent avec prudence, en évitant de prendre parti, les événements les plus notoires. Il convient de préciser : journalistes d'information dans la presse écrite, car les télévisions et les radios, soumises à une autorité de surveillance, ne parlent pas de ce problème, sauf quand une mystification flagrante leur fournit l'occasion d'ironiser. En ce qui a trait aux journalistes scientifiques, ils n'ont pas le choix. Quoiqu'ils pensent personnellement, s'ils veulent travailler et gagner leur vie, ils sont contraints de respecter les interdits dictés par l'establishment académique. Pour le journaliste scientifique, la moindre dissidence envers le dogme de la non-existence des ovnis est punie de mort professionnelle

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