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Le blog de Maroudiji

Les grands enjeux de société et les idées qui en font la trame, avec humour, passion et gravité.

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Aurobindo et la Bhagavad-gita

Sanjaya raconte la Bhagavad-gita au roi des Kuru, Dhritarstra.

« Sanjaya avait reçu du grand sage Vyasa, écrit Aurobindo, la puissance occulte de voir et d’entendre à distance tout ce qui se passait sur le champ de bataille de Kurukshetra, afin de le rapporter au roi aveugle Dhritarashtra. C’est le cadre de la Gita, et l’auteur en terminant y fait allusion. »

La Bhagavad-gita commence donc avec les paroles de Sanjaya, le ministre du roi, et termine avec lui. (Sanjaya est un des rares kshatriyas qui ne périra pas durant cette guerre.) Voici, ci-dessous, la fin de ce texte, ainsi traduit par Shri Aurobindo.

« Sanjaya dit : J'ai entendu cet entretien merveilleux de Krishna et d’Arjuna à la grande âme, qui fit mes cheveux se dresser. Par la grâce de Vyasa*, j'ai entendu ce secret suprême, ce yoga, directement je l'ai entendu de Krishna, Le Maître divin du yoga, qui Lui-même l'a proclamé.

Ô Roi, me rappelant, me rappelant (sic) ce discours merveilleux et sacré de Krishna et d'Arjuna, je me réjouis encore et encore. Me rappelant, me rappelant aussi cette prodigieuse forme de Hari**, grand est mon émerveillement, ô Roi. Je me réjouis encore et encore. Là où est Krishna, le Maître du yoga, là où est Arjuna, l'archer, immanquablement sont gloire, victoire et prospérité, et aussi l'immuable Loi de la justice. »

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* Vyasa est l’auteur de la Bhagavad-gita
** Hari est un autre nom de Krishna. Sanjaya fait allusion à la forme universelle qu’il montra à Arjuna pour lui prouver définitivement qu’il était Dieu. Je signale que j’ai changé les noms que donne Sanjaya ici pour désigner autrement Krishna et Arjuna. Par exemple quand il appelle Arjuna Partha, c’est-à-dire le fils de Pritha, sa mère, la fameuse Kunti, j’ai gardé Arjuna pour faciliter la lecture, ce que je fais souvent dans mes commentaires de la Gita sans le signaler.

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Dans sa traduction de la Bhagavad-gita, Shri Aurobindo écrit, à la fin, en appendice* : « En ce qui concerne l’enseignement fondamental de la Gita, comme aussi la vie spirituelle en général, le Krishna qui nous importe est l’incarnation éternelle du Divin, et non pas l’instructeur et conducteur d’hommes dont parle l’histoire. »

Étrange. Le titre qu’a donné Vyasa à cet enseignement est Le chant du Bienheureux. Quelle idée, Aurobindo, cherche-t-il à nous transmettre par ce paradoxe ? Qu’il va se servir des paroles de Krishna pour nous instruire d’une autre Entité, plus spirituelle, éternelle et divine, et qui se serait incarnée dans un corps, celui de Krishna ?** Qu’il y aurait deux visions, ou deux conceptions, en tout cas deux interprétations majeures de la Bhagavad-gita. L’une serait dérisoire, circonstancielle, historique et mondaine, et l’autre fondamentale, transcendantale, essentielle et supérieure… La sienne.

« La Gita reconnaît l’existence de l’Avatar humain. »
(Aurobindo)

Aurobindo ne met pas en doute le fait que Krishna ait existé. Ni Arjuna. Trop de références historiques attestent leur immense influence sur les intellectuels de haut niveau et le peuple en général pour remettre en question cette réalité. Il l’admet. Et il dit même que tout cela « pourrait bien être plus qu’une fiction poétique ». Mais c’est tout. Krishna, en tant que tel, ne l’intéresse pas. Il est surtout fasciné par « le Divin transcendant, cosmique et intérieur, source de toutes choses et Maître de tous, Divin secret en l’homme. » Un face à face avec Dieu, conclut-il, consiste en une expérience dont la « forme du Sans-forme » (sic) est la réalisation la plus élevée. Quand Krishna dit « Je », il faut lire, selon lui, « Il », c’est-à-dire la Divinité, sans forme. Par exemple il écrit : « la Divinité dit dans la Gita » au lieu de traduire littéralement par « Krishna dit dans la Bhagavad-gita ».

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* (p. 335) Spiritualités vivantes, Albin Michel, 1970. Écrit originellement en 1942.
**  (À l’instar du Dieu de Moïse qui s’incarne dans Jésus ?)

Illustrations des divertissements décrits par le Mahabharata
Illustrations des divertissements décrits par le Mahabharata

Question. Est-ce la Gita ou Krishna qui reconnaît l'Avatar humain ? Qu'est-ce qu'un Avatar humain ? Et qu'est-ce qu'un Avatar divin ? Krishna, selon Aurobindo, fait-il partie de la catégorie des Avatars humains ou divins ?

Je répondrai à cette question en avançant un lieu commun : un livre n'est pas une personne, il ne s'exprime pas par lui-même; un livre est une chose. Par contre, un livre a toujours un auteur, c'est lui, en fait, qui s'exprime. L'auteur, ici, est Vyasa, il est un Avatar de Vishnou; il est, on pourrait dire, un avatar humain alors même qu’il est immortel. (Ce qui signifie que dans l'esprit de cette littérature spirituelle, il vit toujours.)

Pour en lire plus :

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Un paysage ne parle pas*
Pierre Assouline, reprenant un passage du livre de Leïla Sebbar dont le père était algérien et la mère française.** « Son père ne voulait pas qu’elle apprenne l’arabe de la rue : "Il a donné à ma mère l’hospitalité dans sa terre et ma mère lui a donné l’hospitalité dans la langue. Mais à moi ? Le paysage, seulement le paysage d’enfance, et c’est de là que j’écris. Mais c’est pauvre, un paysage, s’il n’est pas habité par une langue et des voix." »

*Sauf au sens figuré et en poésie.
** Je ne parle pas la langue de mon père. (Éd. Bleu autour)

« Je suis le Moi qui siège au cœur de toutes les créatures;
Je suis le commencement, le milieu et la fin de tous les êtres.
»

 Aurobindo (20-10).

Qui parle dans cette strophe, qui est ce « je » ? Qu’est-ce que le « moi », ou le « soi » comme d’autres traduiraient ? Le mot sanskrit en l’occurrence est atman. C’est Krishna en personne qui parle. Il commence ainsi : aham atma. L’expression pourrait en toute simplicité se traduire littéralement par « Je suis l’âme. Je suis l’âme qui siège dans toute les créatures ». Mais ceux -et ils sont nombreux- qui veulent vider l’univers des relations et des qualités personnelles qui l’animent, c’est-à-dire oblitérer l’interaction entre les vivants en tant qu’êtres conscients, individuels et éternels, ceux-là aiment à propager l’idée que Dieu et ses créatures ne sont que des choses; intelligentes, conscientes, vibrantes, soit, mais des choses, des entités fondamentalement impersonnelles qui, à un moment donné, finissent par se dissoudre et perdre leurs qualités individuelles; elles se fondent alors dans le grand Tout. Ce faisant, elles ne sont plus rien. Ils ont, pourrait-on dire, commis un suicide spirituel, un nihilisme, dans une certaine mesure. Pour ces spiritualistes qui étudient et traduisent la Bhagavad-gita, la seule réalité, ultime et omniprésente qu’ils reconnaissent, c’est le Brahman ou le Nirvana, pour les bouddhistes. Les planètes supérieures, les planètes inférieures, les mondes spirituels au-delà de la matière, les êtres divins qui y vivent, tout cela n’est que littérature, des mythes destinés aux gens de moindre intelligence. Ils ne nous sont d’aucun secours pour comprendre le fonctionnement du monde. Ces traducteurs pensent comme les Occidentaux du moyen-âge pensaient : la terre est le centre du monde et rien de substantiel à part elle ne peut exister. Et si par hasard des êtres proliféraient en quelque lointain endroit de l’univers, ils ressembleraient à des amibes ou des espèces sans âme. En cosmologie et en biologie ils s’accordent généralement avec les dernières découvertes de la science. (À ce point, Darwin est dépassé.)

Être l'ami ou le parent de Dieu

« Bien que Je sois le non-né, bien que Je sois impérissable dans Mon existence propre, bien que Je sois le Seigneur de toutes les existences, cependant Je repose sur Ma propre nature, et Je prends naissance par Ma propre Maya. » (4.6)

Ici, Krishna dit qu’il est le Seigneur de tous les êtres vivants. Mais Aurobindo n’a pas d’intérêt pour la voie de la bhakti. Au mieux, il l’utilise comme une échelle, son but atteint, il la rejette. Ce qui l’intéresse, c’est l’esprit, pas Krishna.« L’esprit peut tout, parce qu’il est tout » écrivait Louis Pauwels*. Il est concerné par le jnana, le yoga de la connaissance, l’Énergie divine qui nous habite et nous guide, de l’intérieur du corps. La Bhagavad-gita, pourtant, est avant tout la relation et le débat entre deux êtres, deux grands amis, dont l’un se trouve être Dieu -il le rappelle constamment-, l’autre un demi-dieu**, et plus encore.

Avant le combat un doute terrifiant s’empare d’Arjuna, … tous ces morts…et c’est alors un échange entre dieux. L’ami, désemparé par le cours des événements, devient disciple, l’humble serviteur, ce qui n’est pas la même chose, on s’en doute. Cet échange est une des relations que nous, lecteurs, pouvons virtuellement avoir ou développer avec Dieu – en devenant son ami ou son serviteur.

Krishna sur les genoux de sa mère adoptive Yasoda. Le sage Gargamuni est venu faire son horoscope.
Gargamuni fait l'horoscope de Krishna.

En Inde, le fantasme spirituel pour une femme est d’avoir Krishna pour bébé, de développer une relation filiale avec Dieu. On imagine sans grand effort (du moins ceux qui le peuvent)  le bonheur de la mère de Krishna, Devaki, la sœur du roi Kamsa, d’avoir Krishna comme fils. Krishna enfant, Krishna bébé, est l’un des plus grands désirs sentimentaux que peut éprouver l’être humain ou divin. C’est cela, en premier lieu, que présente la Bhagavad-gita, si l’on veut être pragmatique. Deux hommes sur un char de guerre discutent, deux amis.

« Constatant la grande compassion d’Arjuna et sa profonde tristesse, le regard noyé dans un flot de larmes et la détresse qui s’emparait de tout son être, Krishna lui dit : d’où te vient, en ce moment crucial de l’engagement, ces considérations indignes d’un homme éveillé aux valeurs de la vie ? Elles ne conduisent ni au ciel ni à la gloire mais apporteront sur toi l’opprobre. Arjuna, je t’en prie, ne cède pas à une faiblesse aussi mesquine et avilissante; elle ne te sied guère; chasse-la de ton cœur et relève-toi! » (2. 1, 2 et 3)

Deux amis se parlent entre quatre yeux. Seulement, ensuite, viendra le jnana : la connaissance, le raisonnement, la logique, les mathématiques, le rationnel, les théories, les symboles, les allégories et les interprétations.
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*Ce que je crois. Éd. Grasset (Imprimé au Québec. 1974)
** Il est né d’une mère humaine, Kunti, et d’un dieu, Indra.

La Bhagavad-gita est une thérapie.

« Abandonne tous les dharmas* et prends refuge en Moi seul,
Je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t'afflige point. 
»
(18.66)
Trad. Aurobindo

Elle vous retourne, vous rentre dedans, vous fait grincer des dents, mais elle enchante finalement les âmes en quête de liberté qui en ont assez des dogmes ringards et des utopies sans lendemain, dévastateurs. C’est là le message principal qui recommande la bhakti comme art suprême de l’adoration du divin : l’émotion, l’amour, le service et le partage sont supérieurs à la morale et à la philosophie; le travail des champs par exemple ou la bergère qui trait les vaches sont le summum du bonheur et de la perfection, parce qu’ils sont accomplis pour le bonheur de Krishna. L’acte est social, pratique et joyeux, susukam. Krishna, à bien l’écouter, décourage cette ultime idée du silence et de la contemplation béate éternels. Au contraire, musique, théâtre, danse, conte, écriture, cuisine, couture et broderie sont des arts qui soutiennent et égayent l’adoration de l’Être suprême. Ils sont le moyen et le but.

Dieu danse, malheureusement pour Nietzsche qui faisait semblant de ne pas le savoir, se persuadant qu’il était mort.
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* Le dharma, c’est le devoir et la religion. Devoirs envers les dieux et religions matérialistes. Dans ce cas, devoirs et religions servent avant tout nos intérêts égoïstes. J’y reviendrai.

Krishna jouant de la flûte en compagnie de la vachère radha
Nietzsche ne le savait-il pas ? Dieu, Krishna, dance

Entre parenthèses -toujours à propos de ce verset plus haut, « d’où te vient, en ce moment crucial de l’engagement, ces considérations indignes d’un homme éveillé aux valeurs de la vie ? »-, quand Aurobindo écrit : « car celui-là seul est le sur-homme qui manifeste au plus haut point dans l’humanité la nature du suprême divin », il occulte l’enseignement ésotérique qui sous-tend les relations intimes entre Dieu et les humains; dans la bhakti, les femmes de Vrindavan sont supérieures aux hommes. Elles sont des sur-femmes.

La forme d’amour de Dieu la plus élevée est représentée
par les vachères de Vrindavan, les gopis.

Puis vient l’amour de sa mère, adoptive, et de toutes ses femmes qui l’aimaient comme leur propre enfant. C’est un amour direct, sans tralala, sans l’idée que Krishna est le Dieu suprême de la création matérielle et pour laquelle elles n’éprouvent d’ailleurs absolument aucun intérêt; leur bonheur est de donner le sein à Krishna ou de le baigner et de le nourrir en cuisinant des mets succulents. Dans tous les temples de Krishna en Inde, les brahmanas, lorsqu’ils servent et adorent la déité, ont conscience de cette dimension idéale qui est leur repère. Fermer la parenthèse.

Le yoga de la bhakti ou bhakti-yoga

Contrairement à Aurobindo, je pense que la bhakti est le cœur du message de la Bhagavad-gita. En ce sens, cet enseignement est une Révolution culturelle universelle, spirituelle, religieuse, littéraire et philosophique. Elle est surtout, positivement, la parole de deux hommes, de deux amis extraordinaires. En italique, svp!

Mais ce n’est pas ce qui intéresse Shri Aurobindo, cette parole des deux amis. En cela, il est platonicien, il va chercher le sens de la Gita ailleurs, dans les Idées. L’importance historique et traditionnelle que joue ce lieu sacré, Kurukshetra, sur lequel s’est déroulé le grand sacrifice que fut la bataille, puisque des millions de soldats sont morts, n’a aucune prise sur lui. Cela ne l’intéresse pas, ou alors anecdotiquement. Ni comme nourriture intellectuelle, ni comme application pratique dans sa vie de tous les jours, encore moins comme serviteur ou dévot de Krishna. Il s’en sert plutôt comme marchepied pour atteindre la libération, éventuellement. La Bhagavad-gita, oui, mais Krishna, non.

Quand le Cocher divin dit à la toute fin de son enseignement : « Abandonne tous les dharmas et prend refuge en Moi seul, je te délivrerai de tout péché et de tout mal, ne t’afflige point. » (18.66), c’est le début d’une quête spirituelle d’une intensité et de découvertes inimaginables, le bhakti-yoga.

Une véritable thérapie commence pour le lecteur qui veut se donner la peine d’étudier sérieusement la Bhagavad-gita*. La bataille est prête à être engagée à tout moment, les centaines de milliers de soldats n’attendent que l’ordre de se battre. Quand Krishna secoue Arjuna de son désarroi et lui parle, ce demi-dieu doute un peu, mais ça ne lui prend pas longtemps pour comprendre. Et ça lui a fait beaucoup de bien. Mais nous, lecteurs, nous ne sommes pas les amis de Krishna, nous ne le connaissons même pas. Ou si peu. On prendra beaucoup plus de temps qu’Arjuna pour comprendre. On résiste. Ou alors on se conforte avec les enseignements impersonnels d’Aurobindo.

* Ils sont si rares.

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Le Krishna d'Aurobindo

Krishna, aussi appelé Govinda, parce qu'il aime les vaches

De Krishna, cependant, de Govinda, comme Arjuna se plaît souvent à interpeler son ami, par affection (et qui signifie celui qui aime les vaches), ou de Vrindavan, de la raison pour laquelle son village, Vrindavan, est excessivement cher à son cœur, au cœur de Krishna s’entend, ou encore quel était le nom de sa mère adoptive (Yasoda) et comment ses deux mères se comportaient avec lui (sa mère biologique se prénommait Devaki), de ces détails Shri Aurobindo ne s’en soucie guère. Ni pour lui, ni pour ses lecteurs. C’est pourtant de cela qu’il s’agit en premier, de ce qui est au cœur de la Bhagavad-gita.

« Mes gloires divines ne connaissent pas de limites, ô Arjuna.
Ce qui je t'ai révélé n'est qu'une manière d'exemple,
une infime parcelle de ma grandeur infinie. »
(10.40)

La Gita, Le chant du Bienheureux,  n’est qu’un épisode du Mahabharata. Afin d’approfondir son contenu, son secret, afin d’accéder au saint des saints, il faut à vrai dire se plonger dans le Harivamsa ou le Bhagavad Purana, pour ne mentionner que les écrits de Vyasa. Car le Mahabharata ne fournit qu’une maigre description de la vie de Krishna en tant que telle. Et Krishna prend ce moment, avant la bataille, pour se révéler et nous mettre sur la piste de sa vie sur terre et de ses origines dans l’au-delà; le lien est quasi indissociable. Ce qu’Aurobindo laisse d’ailleurs timidement entendre dans son commentaire des versets cités plus haut : « La Gita n’est pas un simple évangile de guerre et d’action héroïque, un crédo nietzschéen de puissance et de force hautaine qui tient la pitié pour une faiblesse. Il y a une compassion divine qui descend sur nous d’en haut. »  (C’est moi qui souligne.) Il n’y a pas seulement la compassion qui est descendue, mais Krishna lui-même. Dixit, la Bhagavad-gita.

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