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Publié par Laziz

http://images.lpcdn.ca/435x290/201202/09/468692-tete-liste-comme-vis-vis.jpgAu Québec, les élections battent leur plein mais les questions concernant les sciences sont mis sous le boisseau, pour ainsi dire. L'agence Science-Presse fait raisonner le tambour et demande à ses lecteurs de poser des questions aux candidats concernant les enjeux scientifiques. J'ai donc répondu: Je demanderai à chacun ce qu'il attend de la science et ce qu'il entend par ce vocable, science, sans langue de bois. Je lis et j'entends le bruit des armes que l'on fourbit pour rompre les lances dans un monde où il est de plus en plus difficile d'amasser les fonds qui cannibalisent la recherche et remplissent les poches des patrons.

Ce matin, René Homier-Roy s'exclamait sur Radio-Canada: "la science!" pour mettre en exergue la nouvelle croyance dont il faut redorer le blason mis à mal par l'empreinte néfaste laissée sur son sillage du point de vue écologique, entre autres, comme si la science était aussi vierge qu'une sainte nitouche et que le reeves-science-vitalite.jpgvice, inhérent à n'importe quelle profession ou discipline, aussi prestigieuse soit-elle. Ailleurs, « Louise Harbour insiste sur la nécessité de baser les décisions sur des données scientifiques et non idéologiques. Cela devrait aller de soi, serait-on porté à croire. », avertissement que l’on peut lire dans une interview de L'Itinéraire. Dans une autre revue, Vitalité, c'est à Hubert Reeves que l'on pose la question dans une rubrique qui se veut, comble du désespoir, "La voix de la sagesse": «Voyez-vous émerger une nouvelle conscience planétaire chez les scientifiques?» Je note en passant l’allusion à cette prise conscience chez les scientifiques en rade sur les problèmes concernant directement les dangers dont les humains, les animaux et les plantes sur la planète sont victimes et causés par leurs découvertes, amorales et irresponsables.

Et Reeves de donner cette réponse pour la moins équivoque: «Ce sont les politiciens plutôt que les scientifiques qui exigeront de faire une telle analyse avant de procéder au développement d'un projet.» Ce qui me permet de conclure ainsi: ?!?  (Comme quoi les politiciens devront en savoir pas mal pour argumenter avec les scientifiques et les garder sur les rails, ce qui est voué à l’échec par expérience, notamment les philosophes qui s’y sont brûlés les ailes et ont quasiment disparu de la circulation, si ce n’est les nouveaux philosophes, comme on les a appellés par dérision; mais tout cela fait tourner le schmilblick et remplir les urnes. Les trois points ?!? signifient qu’il y a anguille sous roche.)

spéculations

Il est triste de constater qu'un pays comme le Québec veuille construire son avenir en plaçant une femme de 65 ans aux commandes! Vous parlez d'un futur! C'est le monde à l'envers. Et les jeunes, ceux qui ont 40 ans... ou 30, ils sont où? Et cela ne vous inquiète pas outre mesure de dépendre des vieux pour diriger un pays, alors qu'ils ne devraient être que des conseillers ou des sages? Cela ne vous inquiète pas que les jeunes ne soient que des jeunes, qu’ils restent immatures et des assistés à la Tanguy? Ou alors ce serait la raison pour laquelle les étudiants exigent la gratuité des études pour ceux dont les parents ne peuvent assurer ce confort débilitant...


Les gens intelligents et posés me rétorqueront qu'il y a parmi les conseillers des jeunes et des vieux. On place généralement à la tête d'un parti une personne plus charismatique ou plus emblématique, jeune ou vieille. Tout n'est que stratégie et ego en politique.


Bonjour la stratégie! C'est pourtant l'inverse qui est requis dans le cours normal du bon fonctionnement des choses et d'une politique dynamique. Ne peut-on pas passer à une autre étape que de mariner dans la vase aux relents de tricheries et de crimes à foison d'un paradigme en perte de vitesse, et pas à peu près! Vous protestez : « Mais dans beaucoup de pays c'est comme cela! Les plus jeunes sont encouragés attendre d'avoir de la bouteille! » C'est bien ça le drame. Quand ils ont autour de 40 ans, les jeunes peuvent penser à se présenter et à se qualifier pour une éventuelle course à la chefferie, et quand ils auront autour de 60, pour la présidence du pays! C'est l'âge où l'on devrait se retirer des affaires et prendre la vie un peu plus cool, passer le flambeau à la jeunesse. Non, ils s'accrochent à leur poste tellement ils ont peur de se retrouver seuls avec leur temps et leur conscience! On se demande d'ailleurs ce qu'ils en feraient de ce temps et de cette conscience sans la politique...

Liens en relation : L'état de la culture au Québec  
Foglia et son prodomo de gauche

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