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Publié par Laziz

Quand la philosophie donne encore à rêver, les universitaires en profitent, grâce aux deniers de l'État... C'est ainsi que l'on éduque les masses. Car, dans ce livre, il s'agit bien de se faire plaisir, au détriment du bons sens.

Je reformule ma question différemment. N'y a-t-il donc que les universitaires, dont les publications sont payées par les fonds publics, pour croire à la philosophie comme sésame à la sagesse ?

Notre jeune dame, enseignante à l'université, Julie Tremblay, y croit en tout cas. Et c'est toute une erreur. Du reste, On aurait aimé qu'elle nous donne des exemples pour appuyer sa thèse. Chez ces auteurs-là, philosophie est synonyme d'abstraction. Dans les faits, l'histoire n'en est pourtant pas avare : les philosophes sont aussi susceptibles d’imbécillité que n'importe quel quidam. Prenons mon exemple. De la philosophie, je jongle avec comme si je jouais avec des balles. Ma femme en est incapable. La philosophie ne l'a jamais, mais alors, jamais intéressée ! Pourtant, si l'un des deux est sage, c'est bien elle. À côté, je suis un personnage mal équarri psychologiquement et aux tendances de débauché. ( Grâce à dieu, et à elle, je surfe allègrement sur ces vices de naissance. ) Par contre, quand elle se met à écrire sur la santé ou le yoga, j'en reste bouche-bée. Franchement, vous en connaissez beaucoup, vous, des philosophes qui sont sages au point de faire la différence dans l'éducation ? Les avez-vous lu ces dernières décennies dénoncer la folie destructrice qui a ravagé notre planète ? Qui ça, Sartre ? Arendt ? Derrida ? Nietzsche, qui en était un des plus grands, est mort dans un asile de fous. Freud, faisait de la philosophie ; Darwin (qui est encensé dans le livre) faisait de la philosophie; vous appelez ça des sages ?!?

« Prendre le risque de la vie, c'est choisir l'évolution, c'est choisir la souffrance. Mais choisir la souffrance, c'est aussi choisir la joie. » Car philosopher, selon Platon, c'est apprendre à mourir. Tout le premier chapitre du livre porte sur la souffrance. D'après Julie Tremblay sponserisée par l'Université, « la souffrance ouvre les portes de la conscience. » Nous sommes en plein paradigme judéo-greco-chrétien. La souffrance est une bénédiction envoyée par les dieux. Elle le dit très bien, tout comme l’illustration de son livre et son titre le montrent. « Il est vrai qu'à première vue Sisyphe ne semble pas libre. » La vie est ainsi, pleine de contrainte, de désolation et de frustration. Ce sont des chaînes que vous devez aimer, en quelque sorte, car elles permettront de vous découvrir en acceptant les conditions de votre libération (s'il en est), la souffrance, absurde, notamment. C'est ainsi que Julie Tremblay explique ce qui apparaît comme une culture du sado-masochisme : « Et pourtant, ces contraintes n'empêchent nullement la liberté, car la liberté est avant tout intérieure. Là ou Sisyphe a du pouvoir, c'est en lui-même. Il est obligé de pousser sa pierre, mais de quelle manière le fera-t-il ? En bougonnant ou en sifflotant son air préféré ? » Si l'on avait demandé aux juifs d’Auschwitz quel était leur air préféré, sans qu'on leur impose, ils auraient peut-être accepté leur sort avec plus de philosophie...

 

Commentaires sur le vidéo ci-dessous:
Il est vrai qu'avec des "peut-être", expression si chère aux philosophes, particulièrement lorsque les pensées sont d'inspiration judéo-chrétienne, il est facile de philosopher autant que l'on veut, en l'occurrence sur la souffrance. Kierkegaard et mère Térésa en seraient ravis. Pourtant, ils sont nombreux les gens simples à vivre mieux et plus raisonnablement que les philosophes et les ecclésiastiques, en général.

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