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Publié par Laziz

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Alain Soral: Comprendre l'empire

Son cas me vient à l'esprit en relation à mon thème sur le libre penseur *. En est-il un? Personnellement, je crois que c'est un réactionnaire qui tente de mesurer le pouls de la société française face à ses difficultés, mais il est loin d'en être un hors du cadre nationaliste (ce qu'il peut prendre comme un compliment puisqu'un Français de France, c'est connu pour être fermé aux autres cultures). Il est vrai cependant que je connais à peine ce penseur et mon jugement peut laisser sur sa faim. Ce livre est sorti il y a un an, mois pour mois quasiment, et j'ai choisi pour illustrer les mouvements intellectuels de sa pensée un passage dans lequel il est question de Jules Ferry, ce fameux personnage qui a fait la manchette des journaux grâce au nouveau Président des Français, François Hollande, voir mes réflexions sur le sujet**. À un chapitre de son livre, il discute des problèmes d'identité de la gauche à la fin du 19 siècle et il écrit: «C'est ce faux combat de gauche -ou ce combat de la fausse gauche, ancêtre de la gauche sociétale dite aujourd'hui gauche bobo- qui servira de prétexte au maçon de Jules Ferry -éminent membre du Grand Orient de France- pour capter le rôle éducatif de l'Église au profit de la "laïcité"».

Jules-Ferry-le-grand-orient.jpgSoral nous décrit donc ici le choix qui s'offre aux Français: Charybde ou Scylla. Mais lui, Alain Soral, en quoi se distingue-t-il de cette incurie généralisée de la gauche? Pense-t-il que la droite est plus libre? Je répondais justement à ce propos à un chroniqueur célèbre de Montréal, de gauche lui, et fier de l'être, Pierre Foglia, qui faisait l'éloge de cette aile politique au détriment de la droite***. Dans tout ce fatras de pensées et de luttes idéologiques, j'imagine que seul Dieu peut reconnaître les siens. Parce que le Démiurge dont il est question sous leurs plumes à tous deux, c'est un Dieu sectaire, belliqueux, typique au chauvinisme monothéiste, ce qui n'est pas pour simplifier les choses de notre point de vue libéral. Mais laissons finir Alain Sorel sur cette question de l'éducation nationale puisque l'on parle de formation à la pensée libre, ouverte et génératrice de richesses: «La loi de 1905, dite "loi de séparation des Églises et de l'État" marquant, en réalité la dépossession de l'Église catholique de sa fonction traditionnelle et populaire d'éducation, au profit de l'Église des droits de l'homme. L'école "gratuite, laïque et obligatoire" tant vantée par Ferry étant, en réalité l'école "obligatoirement laïque" -c'est-à-dire franc-maçonne- puisque gratuite, la petite école paroissiale l'était déjà en France depuis Louis XIV...» C'est ce que j'appelle passer de Charybde à Scylla.

http://www.clg-pompidou-orgerus.ac-versailles.fr/Didapage/Odyssee_expressions_6eme2/charybde%20et%20scylla%202.jpg
Pour être un libre penseur, il faut avoir échappé à l'emprise de l'institution mise
en place par l'Empire, mais est-ce le cas de l'auteur?

Notes additionnelles.
Dans son livre, Soral fait une récapitulation de nos connaissances les plus pointues sur l'origine des sociétés, et cela à travers le prisme de... l’aryen, pour ainsi dire, c'est-à-dire une culture qui provient des Lumières, passe par Darwin et le positivisme et se peaufine avec le marxisme. En bout de ligne, quoiqu'on en pense, le robot humain comme aboutissement de ce savoir est pour demain.

Il débute un chapitre sur les banques par ces mots: «D'abord tout commence par la société du don. [---] Ce sont les sociétés primitives [---] qui rend toute logique libérale impensable. Des sociétés qui ont fonctionné partout, pendant des millénaires ...»

primitif.jpgSelon lui, en toute logique, ces sociétés étaient moins violentes que celles issues du capitalisme. Je ferai remarquer tout de même que c'est une bien piètre histoire que celle qui fonde sa référence sur les primitifs. Primitifs, dans le sens que tous l'étaient autrefois, il y a très très longtemps, comme la théorie de l'évolution le suggère. Ou comme le prouve l'éducation nationale Lui, Soral, qui s'insurge, et à raison, contre l'Égalité à la sauce sans épices, je ne le trouve pas très conséquent sur ce point. En fait, tout ce que l'on peut conclure de sa tentative de reconstitution généalogique des banques, c'est qu'il ne connaît pas grand-chose des temps anciens, comme tout le monde d'ailleurs, et qu'il concocte tout bêtement des contes rousseauistes, un auteur, d'ailleurs, qu'il admire au plus haut point.

http://img.over-blog.com/160x241/3/95/00/71/Livre/Mircea-Eliade.jpgFranchement, ne peut-on pas nous épargner ce genre de construction mentale, matérialiste à souhait, pour justifier notre maîtrise du sujet sur les banques? Parce qu'un enseignement laïque signifie-t-il nécessairement un enseignement athée? A-t-on évacué les cours de religion pour mieux accommoder l'athéisme? Des hypothèses ne sont pas des vérités. Soral cite un expert pour nous expliquer le mécanisme qui faisait fonctionner les sociétés anciennes: «Une organisation tripartite, décrit par Georges Dumézil, présente depuis la nuit des temps historiques dans toutes nos sociétés indo-européennes...» Les sociétés indo-européennes, mon cher Soral, n'ont jamais existé que dans l'esprit des théoriciens. Vous n'avez lu qu'une partie des œuvres de Dumezil. Vers la fin de sa vie, il rétablit clairement les faits: le tripartisme n'était qu'une fabulation de l'esprit, il admet s'être trompé, tout comme s'était également trompé son grand ami Mircéa Éliade (à l'histoire nauséabonde).

En lire plus :
 

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independenza webtv s'entretient avec Pierre Jovanovic

Pierre Jovanovic est l'auteur de bestsellers tels que Blythe Masters, sur l'éconnomie, et d'autres; ces derniers sont plus, cependant, du registre du New Âge. J'essayerai de vous en dire plus à un moment donné... Dans ce vidéo on lui demande : "Êtes-vous libre, ou plutôt, êtes-vous indépendant?". Il suffit de regarder le vidéo pour se rendre compte à quel point il est quasiment esclave des multinationales, celles-ci mêmes qui se sont avérées être des armes de destruction massive: ces compagnies de cigarettes dont il fait la promotion à l'écran et qui revendiquent encore aujourd'hui, devant les tribunaux, le droit de droguer jusqu'à tuer impunément les citoyens, et surtout les jeunes. Pour le seul fric!

 

 

En outre, il faut également signaler que parler d'antisémitisme juif est un oxymore, car sont sémites la plupart des Arabes. Ou alors, il faut préciser que les juifs sont également antisémites puisqu'ils détestent les Arabes et les tuent. De là, un Européen qui n'aime pas les Arabes est un antisémite. Bref, antisémite pour antisémite, on peut dire que les deux ethnies ont développé un penchant pour le sado-masochisme constitutionnel mais que Israël (ou les juifs) a monopolisé ce vocable.

«Et même maintenant, les banquiers la regardent tous comme une icône intouchable, insaisissable et irréelle. Une star bancaire. Ils chuchotent son nom tout bas, comme s'il portait malheur. Celle qui a corrompu les banquiers sans même leur montrer un sein. Juste avec sa dialectique et son charme.» Pierre Jovanovic

Pierre Jovanovic - Blythe Masters

Lien en rapport : Michel Onfray : Le crépuscule d'une idole

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