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Publié par Laziz

Race--racisme--Leyens--maroudiji.jpgLe racisme, écrit l'auteur, «porterait sur les groupes stigmatisés et discriminés en Belgique en début de siècle alors que le mot 'race' est rattaché à des différence visibles et à des histoires particulières. Ce hiatus témoigne d'idées floues sur la notion de race ou sur le concept de racisme, voire les deux. » On pourrait arguer que Mr. Leyens ramène la notion de race à un régionalisme, mais il est certain que le conflit entre races, bien qu'il soit universel et répandu également sur toute la planète, a été le plus douloureusement exploité par les Européens, au corps défendant des autres peuples moins développés. Et les Belges n'ont pas manqué à se distinguer dans cette formulation barbare de ce concept, c'est-à-dire le préjugé qu'un peuple aux avantages supérieurs doit profiter de son atout en terrorisant les plus faibles, un machiavélisme politique récurant. En outre, on espère que Leyens distinguera dans les pages suivantes, entre le racisme issu de la croyance chrétienne* et celui issu d'un instinct fondamental, naturel, mais qui se gère avec respect et permet l'édification sociale lorsqu'on est civilisé. À mon sens, c'est ici que se joue le problème qu'engendre la notion de race. La lecture de son livre nous le dira.

* Il est professeur émérite à l'Université catholique de Louvain-la-neuve en Belgique
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http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5e/Buffon_1707-1788.jpg/180px-Buffon_1707-1788.jpgEt c'est seulement depuis Buffon, continue-t-il plus loin, que «plus personne ne niait l’unité de l'espèce humaine... » ?! Au 17ème siècle seulement, l'humanité... non, pas l'humanité, mais l'Europe, découvre l'unité de l'espèce humaine ! Dans le Skanda Pourana, un récit qui date de bien avant l'ère chrétienne, il y est rapporté que dans l'Âge de Kali, la période que nous traversons et qui a commencé il y a quelques milliers d'années, tous naissent de basse extraction (kalau soudra sambhavah). Il n'y a plus de classes supérieures tels que brahmana ou kshatriya, tout le monde est égal. En Inde, le problème des classes n'a jamais été d'ordre religieux, leurs dieux et leurs écrits n'encourageant pas ce genre de haine. Leurs différents et leurs guerres portaient sur les biens matériels ou la fierté guerrière, leur colère n'était pas inspirée par les écrits sacrés comme l'ont été les adorateurs des textes monothéistes.

«Au cours des ans, les scientifiques ont également forgé des néologismes pour désigner des cibles particulière du racisme. C'est ainsi qu'on parle d'antisémitisme, de sexisme, d'homophobie, d'islamophobie, d'âgisme, etc.» Toujours, comme de fait, ce sont nos merveilleux scientifiques qui nous élaborent la nouvelle dimension au concept de race, invisible par définition, puisque, génétiquement -toujours cette affreuse sensation de déjà vu quand on invoque la manipulation génétique, source de tant de maux terrifiants dont ils sont responsables, ils expliquent que, d'après leurs calculs, les gènes ne sont pas racistes. Qu'il n'y a pas lieu de spéculer sur les races. N'ont parlons plus et le mal disparaîtra par lui-même... Ou alors, élargissons le concept pour noyer le poisson. On l'a bien fait avec l'âme. Les sciences positives ame-spirituelle-avatar.jpgont conclu à l'inexistence de Dieu, et de l'âme. De toute façon, cette dernière causait une confusion puisque personne ne savait en quoi elle consiste réellement. Elle ne correspondait pas avec les notions qu'avaient les juifs des corps spirituels. Les juifs lui sont antipathiques. Et elle n'avait rien à voir avec la cosmologie chrétienne, absolument rachitique en la matière. On employa donc le mot âme à toutes les sauces. Je viens de lire William Styron qui parlait d'une douleur qui lui «broyait l'âme.» Ou quelques jours plus tôt, Aristote considérant qu'une plante avait une âme mais pas de sensation.¹ Etc.

«Au cours des ans, les scientifiques ont également forgé des néologismes pour désigner des cibles particulière du racisme. C'est ainsi qu'on parle d'antisémitisme, de sexisme, d'homophobie, d'islamophobie, d'âgisme, etc.» Toujours, comme de fait, ce sont nos merveilleux scientifiques qui nous élaborent la nouvelle dimension au concept de race, invisible par définition, puisque, génétiquement -toujours cette affreuse sensation de déjà vu quand on invoque la manipulation génétique, source de tant de maux terrifiants dont ils sont responsables, ils expliquent que, d'après leurs calculs, les gènes ne sont pas racistes. Qu'il n'y a pas lieu de spéculer sur les races. N'ont parlons plus et le mal disparaîtra par lui-même. Ou alors, élargissons le concept pour noyer le poisson. On l'a bien fait avec l'âme. Les sciences positives ont conclu à l'inexistence de Dieu, et de l'âme. De toute façon, cette dernière causait une confusion puisque personne ne savait en quoi elle consiste réellement. Elle ne correspondait pas avec les notions qu'avaient les juifs des corps spirituels. Les juifs lui sont antipathiques. Et elle n'avait rien à voir avec la cosmologie chrétienne, absolument rachitique en la matière. On employa donc le mot âme à toutes les sauces. Je viens de lire William Styron qui parlait d'une douleur qui lui «broyait l'âme.» Ou quelques jours plus tôt, Aristote considérant qu'une plante avait une âme mais pas de sensation. Etc.

 

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Liens en relation: Sommes-nous tous racistes ? (Première partie)
Race: sur les traces de François Hollande

 

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Deux petites filles maliennes

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