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Publié par Laziz

Survivre au progrès, filmJe n'ai pas compris grand-chose à l'intention des réalisateurs de ce documentaire, si ce n'est que le monde va mal et que l'homme y est pour beaucoup. C'est un discours dont je suis familier depuis les années 70. Il y a des tas de documentaires qui ont été tournés sur le sujet. C'est un secret de Polichinelle que 90% des ressources de la planète sont contrôlés par des élites. Ce n'est pas non plus une révélation que de déclarer qu'en diminuant la consommation on réduira nos malheurs ; tous ceux qui cultivent un peu de bon sens (malheureusement, ils ne sont pas nombreux) ont réalisé cela depuis longtemps. On ne comprend pas, en outre, la position du réalisateur, Mathieu Roy, par rapport aux projets scientifiques, sources de terribles maux malgré tout le bien supposé apporté; je n'ai pas compris non plus ce qu'il voulait dire par rapport à la notion de progrès, ni ne comprend l'importance qu'il met à souligner la théorie de l'évolution ; elle est posée là, par lui, comme une vérité et non comme il se devrait, une théorie. (D'ailleurs celle-ci ne dit plus comme autrefois que l'on vient du singe tel que représenté dans ce film.) En effet, le concept du progrès est lié à cette théorie, de rien nous avons évolué. Dans la conscience occidentale, l'un ne va pas sans l'autre. Mais ce qui m'a le plus frappé, en fait, ce que je ne comprends pas, c'est la raison pour laquelle on ne retrouve que des spécialistes américains qui témoignent, comme s'il n'y avait pas chez les Québécois quelques-uns de qualifiés pour y figurer...

 

C'est un discours familier, que je disais plus haut. Tant de documentaires ont été réalisés sur les différents aspects que présente Survivre au progrès. Tous les enfants de la télévision ont grandi avec cette idée du progrès. Dans tous les pays du monde, on raconte des fadaises à ses enfants, au nom de l'éducation, des croyances, athée ou religieuse, abracadabrantes. En voici un exemple, c'est tellement cute! L'écran se transforme en boule de cristal dans laquelle on lit le passé. Et on ne blague pas, ce n'est pas une histoire de père noêl ; la science transporte l'imaginaire jusqu'à des millions d'années dans le temps. Qui oserez contredire cette version du progrès ? N'avons-nous pas toujours appris qu'il n'y avait qu'Une vérité! Que l'on imposàt avec les armes.

 


C'est un fan sur la page Facebook  de ce film qui a envoyé ce clip.  Purement récréatif, allais-je écrire, mais l'intention est d'éduquer les enfants, de leur apprendre La nouvelle histoire de l'homme, comme dirait Pascal Picq. Le réalisateur de Survivre au progrès a exprimé son plaisir ainsi : «haha, moi aussi je regardais cette émission réligieusement ! Grosse vague de nostalgie! Je n'ai jamais vu ces épisodes très drôles, du moins je ne m'en souviens pas. Ce qui me frappe à première vue, c'est qu'il manque Buffalo Bill à ce scénario pour conditionnement mental, le massacre des bisons et des indiens. Mais j'aime particulièrement le passage de l'amibe au poisson puis du singe à l'homme. Ce qui est funny c'est que lorsque les gens s'y connaissent dans la théorie de l'évolution, les durs de dur, ceux-là me martèlent que je suis un ignorant, car jamais, comme je le prétends, il a été question que l'homme viNous venons du singe-Pascal Picqenne du singe -mais qu'il est son cousin  Or j'ai peine à leur expliquer (faut croire qu'on ne réveille pas quelqu'un qui fait semblant de dormir) qu'autrefois toute l'éducation, tous les intellos (Nietzsche par exemple) distillaient cette connaissance sur les origines de l'homme. À part, évidemment, les Créationnistes pour qui le monde a commencé il y a 5 milles ans. Aujourd'hui, progrès oblige, ils ont corrigé la date pour 50 milles ans, comme mentionné dans Survivre au progrès. Cela ne les empêche de déclarer que "la civilisation a commencé il y a cinq mille ans" ! Le pire, c'est que la science est devenue la nouvelle religion et que le monde entier est en béatitude devant ses nouveaux prêtres.

 

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L'art et nos origines

nos origines: les singesL'identité retrouvée, un livre d'Élisabeth Daynès, “paléo-artiste”, laquelle ne fait pas seulement présenter ses reconstructions anatomiques des hommes préhistoriques mais redonne un visage et un corps aux acteurs de l’histoire, parfois à nos ancêtres disparus depuis plusieurs millions d’années. Ses modèles sont d’un réalisme saisissant, emprunts d'une identité et une humanité qui rendent les sculptures plus vraies que nature. Il va sans dire qu'Élisabeth Daynès est passionnée par ses origines simiesques. Elle exprime ainsi sa grande réalisation spirituelle: “Il n'y a pas eu un développement linéaire de l'espèce humaine.”

Et moi qui pensais qu'on avait abandonné cette croyance qui voulait que l'on descende du singe !

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT6FmpETbsgp1uwsj6S7ZzXnAleSqAQLgdbQurBxwgG1mXTb4sZGTvh4_GAJe lis tout cela dans Jeune Afrique. C'est la grande culture ce magazine, il n'a rien à envier aux autres. Dans la rubrique “Musique” par exemple, on nous annonce un nouvel album de Nawal intitulé Caresse de l'âme. Ne lui demandez pas ce qu'est l'âme à cette impresionniste de la mystique, pour user d'une tautologie. Aujourd'hui, on se sert de ce mot valise pour exprimer des états psychologiques de la personne et pour faire de l'art. C'est tout.

 

http://2.bp.blogspot.com/-1KGLHug6c-w/TnifkKNDGhI/AAAAAAAAK8g/0zeH67tYPoU/s400/Front.jpgVous savez tout cela certainement, sur l'âme, sinon voici un autre exemple commun de son utilisation dévoyée que j'ai trouvé sur le Net : "Maintenant viennent ces instants presqu'aussi délicieux que les précédents; l'après sexe, le moment où les mots deviennent les caresses de l'âme pendant que nos corps moites sont encore imbriqués l'un dans l'autre, sans tension, dans un état de repos absolu, sans désir, sans attentes. On vit ensemble ce bien-être qui est si rare. On bavarde, le sens des mots  n'a pas d'importance, ni la langue." 

 

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