Les grands enjeux de société et les idées qui en font la trame, avec humour, passion et gravité.
5 Mars 2026
"J'ai longtemps pensé à nos controverses et souhaité par la suite qu'il comprît son erreur et rejoignît nos rangs; il y avait de la force et de la pureté chez cet homme, qui rayonnaient au travers des fumées où s'égarait son esprit." --Francis Ambrière.
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Tous les jours, j’écris des pensées songées -comme on dit au Québec- sur l’état du monde et sur la conscience de Krishna, et ce depuis des décennies. Comme ce qui suit.
Donald Trump, par exemple, avait déchiré le traité qui limitait la production d’uranium des Iraniens, que son prédécesseur et les Européens avaient signé et dont ils se disaient satisfaits. C'était très bien. Mais ensuite il a voulu autre chose, parce que les Israéliens étaient mécontents. Ils ne veulent pas qu’une puissance musulmane échappe à leur influence. Ils préfèrent un Iran qui ressemble à l’Irak ou à la Syrie ; un Iran à leur merci, comme le sont tous les pays musulmans de la région. Les Iraniens ne sont pas d’accord, évidemment. Issu moi-même d'une famille sunnite traditionnellement opposée à l’Iran, je suis pourtant favorable à ce que l’Iran ait le droit de se défendre. J’estime beaucoup l’Iran parce qu’elle soutient le peuple palestinien.
Pour résoudre ce problème, les dévots de Krishna en Israël chantent joyeusement dans les rues de Tel Aviv et Haïfa. Tout comme Chaitanya Mahaprabhu le fit dans les rues de Nadia lorsqu'il voulut donner une leçon au roi musulman qui empêchait les dévots de Krishna d'en faire autant.
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Les dirigeants israéliens exigent que Donald Trump bombarde l'Iran, malgré ses réticences et malgré les conséquences pour l'économie mondiale qui, du jour au lendemain, se retrouverait dans une situation absolument désastreuse.
Heureusement pour les dévots de Krishna, les Américains savent qu'ils ne doivent pas déclencher la guerre, car les dévots en Israël connaîtraient vite le sort des Ukrainiens. Et aucun de nous ne veut cela, n'est-ce pas ?
Donc, tous les jours j'écris des pensées songées, mais tous ces dévots de Krishna que je connais bien –pour avoir mangé chez eux ou chanté avec eux dans les rues des grandes villes du monde– n'aiment jamais ce que j'écris, étrangement : (pas de likes). J'en viens à me demander si ce n'est pas pour cette raison qu'en juin 1975, lorsque j'ai frappé à la porte du temple de Paris pour rejoindre ce mouvement, on m'a fait dormir dehors, dans le parc qui donnait sur la rue Lesueur et qui grouillait de prostituées à la nuit tombée –espérant me décourager…
Non, je plaisante. (Sourire.) Je parle aux murs, à défaut de parler avec des personnes. Je vous mets le lien dans les commentaires pour lire l'histoire du Kazi et de Mahaprabhu, tirée de mon livre, en français et en anglais.
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« Nous ne sommes pas ceux qui commencent les guerres et nous ne voulons attaquer aucun pays, mais la nation iranienne donnera un coup puissant à quiconque l’attaque ou la harcèle. ». » Ali Khamenei, février 2026
Selon Donald Trump: « Les principales installations d’enrichissement nucléaire de l’Iran ont été complètement et totalement oblitérées. » --juin 2025
Lequel des deux ment comme un arracheur de dents ? C’est l’autre, évidemment, l’étranger, l’Arabe, le musulman.
Cela fait cinquante ans que l’on impose à l’Iran des sanctions qui mettent le pays à terre. Son peuple en souffre beaucoup. Pour faire une comparaison utile, les Américains font subir la même chose à Cuba, qui vit dans la misère depuis soixante ans. Pourquoi? Par méchanceté. Est-ce possible? C'est une vérité de La Palice, mais ne riez pas, c'est trop grave. Il n’y a aucune autre raison. Pourquoi les Américains tolèrent-ils cette cruelle injustice? Parce qu'ils détestent les Cubains. Ils les accusent d’être des communistes. Et le le peuple américain s’accommode de cette situation qui dure plus d’un demi siècle.
Pour l’Iran, c'est à cause de son désir d'acquérir l'arme nucléaire, et cela ne plaît pas à l’État israélien qui en a très peur et le crie sur tous les toits. Pourtant, l'Iran a toujours affirmé que la bombe ne l'intéressait pas. Que son éthique le lui interdit. C'est dans leurs livres de lois et les médias du monde entier ont publié ces déclarations à répétition: « Nous ne cherchons pas à construire des armes nucléaires… Du point de vue de l’idéologie et de la jurisprudence islamique, nous considérons cela comme interdit… Nous n’essaierons jamais d’acquérir de telles armes. »
L’art de se battre ou de faire la guerre, selon le Mahabharata.
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Avant de se jeter les uns sur les autres et de se déchirer à mort, les leaders des deux camps se sont rencontrés pour définir les règles du combat, d’après le dharma* des kshatriyas : avant tout, les duels doivent se faire entre égaux. Fallait-il le rappeler, alors que les Aryens forment la figure de proue des deux armées ? Oui, le rituel védique exige ces précautions.
Tôt le matin, après leurs ablutions dans la rivière et leurs prières aux dieux, purifiés des contraintes de l’existence, notamment des alliances momentanées qu’ils avaient dû accepter, parfois malgré eux, par amitié ou par obligation politique, ils arrivèrent sur le champ de bataille avec la ferme intention de respecter les principes de leur classe.
Par exemple, ils reconnurent que les duels doivent s’engager entre deux chars, et non un éléphant contre un char, ou deux archers, ou deux porteurs de massue et ainsi de suite. Si durant le combat, l’un des opposants abandonne, il ne doit pas être poursuivi et harassé. Si un guerrier s’avance avec une épée, son adversaire ne doit jamais user d’un arc ou d'une lance ! Quiconque s’enfuit du terrain de bataille ne doit être blessé ou tué, encore moins trucidé dans le dos. En aucun cas, un soldat qui n’est pas prêt à se battre ou qui a peur, ne doit être attaqué. Les corps de musiciens ou ceux qui transportent les armes, ainsi que tous ceux qui ne combattent pas, ne doivent pas être visés directement, leur vie doit être épargnée. En outre, dès que le soleil disparaît à l’horizon, les hostilités sont interrompues sur le champ. Ce sont-là des règles de chevalerie que tout kshatriya connaît et respecte. S’il ne chérit en son âme et conscience cet art du combat, un soldat n’est pas qualifié pour participer à cette bataille ; en fait il n’est pas digne de porter les armes ni d'être appelé un Aryen.
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* Dharma de l’Aryen ou du guerrier, en d’autre termes : rectitude naturelle ; condition éternelle ; vertu, mérite, devoir, c'est aussi le nom de Yama, le dieu de la justice et le père de Yudhistir. Les dharma-sastras sont des écritures religieuses qui prescrivent les devoirs pour les membres de chaque classe et pour les spiritualistes. Exemple, le dharma du sucre est d'être sucré, celui de l'eau d'être mouillé (du sucre non sucré n'a pas de sens.)
Extrait de mon blog. Écrit en Août 2013
Pour lire le début de cet article : Du Mahabharata à l'Iran
Ce conflit avec l’Iran est décrit par de nombreux observateurs comme une bataille entre les forces du bien et les forces du mal, ce que décrit très bien Vyasa dans le Mahabharata.
Étrangement, les dévots de Krishna n’ont rien à dire à ce sujet. Et lorsqu’ils disent quelque chose, c'est pour prendre le parti des démons...
Comment est-ce possible ? C'est tout mon rêve qui en prend un sacré coup !
"On peut avoir la plus grande armée du monde : si l'on est un menteur invétéré, on est fondamentalement faible. Tôt ou tard, on en paie le prix." Je paraphrase Sri Krishna —ou plus précisément Narada Muni, dans le Mahabharata. La scène se situe juste avant le début de la grande bataille de Kurukshetra.
Voici le passage : Vyasa arrive en personne à cet instant précis pour leur insuffler la force du devoir, incarnée par le dharma :
« Yudhishthira, seule la vérité triomphe, et non le mensonge. Telle est la loi primordiale. Toi et tes frères, ne la transgressez pas, malgré les gains que vous pourriez en tirer. Ce n'est pas la taille de l'armée qui détermine la victoire. La vôtre est peut-être petite, mais elle a le droit et la justice comme dynamique. La confiance et l'enthousiasme dont font preuve vos soldats en sont la conséquence. Le sage Narada, dès les temps anciens, avait proclamé cette même vérité : la victoire n'est pas le fruit de la seule prouesse ou de la force, mais de la vérité, de la compassion, du dharma et des efforts humains fondés sur ces valeurs. Une victoire sans elles est celle des brutes : éphémère, elle ne conduit ni à la civilisation ni au bonheur. Allez, et remportez la victoire. »
Ce faisant, il quitta la scène aussi miraculeusement qu'il était apparu.