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Publié par Laziz

http://s3.static69.com/m/image-offre/f/6/c/4/f6c43eb0886dfa4beff62d6b36e49c2f-150x150.gifJe tire ces réflexions d'un livre dont l'auteur, Alain Lieury, écrit ceci: chez Platon "Toute évocation n'est que réminiscence d'une vie antérieure de l'âme". On est d'ailleurs frappé par la similitude entre la philosophie de Platon et la métempsychose, c'est-à-dire la croyance en la réincarnation de la religion de l'Inde.

L'auteur confond les notions grecque et hindoue qui ne se ressemblent pas du tout, ce qui est révélateur du plagiat que les Grecs pratiquaient sans vergogne, dans le sens qu'ils ne s'expliquaient pas sur l'origine de leur compréhension et s'attribuaient tous les mérites. Je continue...)

"Il n'est pas impossible que Platon défende là des idées plus anciennes de Pythagore, le père de la philosophie, qui, croit-on, avait beaucoup voyagé en Orient et en avait peut-être rapporté cette philosophie mystérieuse."

Pourquoi mystérieuse ? En outre, l'Orient n'est pas l'Asie ; je doute que Pythagore ait entendu parler de réincarnation chez les Arabes, les juifs ou les Égyptiens...

"Ainsi Platon écrit à propos de la notion de 'général': « Cette faculté est une réminiscence des choses que notre âme a vues quand elle cheminait avec l'âme divine et que dédaignant ce que nous prenons ici bas pour des êtres, elle se redressait pour contempler l'âme véritable. » 

C'est si vague au point de ne rien dire...

http://www.nicolasderauglaudre.net/philosophie/Raphael/images/platon-aristote.jpgVoici les deux conceptions qui s'opposent et s'affrontent depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours : “Mais le brillant successeur de Platon, Aristote, a des vues complètement opposées qui constitueront le socle de la scholastique du Moyen-Âge, notamment chez saint Thomas d'Aquin, le chef de file des théologiens.”

Pour résumer les propos de l'auteur, les objets chez Platon, tels que nous les présente l'expérience, sont des illusions, alors que pour Aristote ce sont des réalités. On pourrait dire, grossièrement, que d'un côté il y a les spiritualistes et de l'autre, les matérialistes. La scolastique, c'est Aristote. Giordano Bruno en fera les frais; il a été brûlé sur un bucher pour sa manière d'envisager les manipulations mnémoniques. Il avait une prédilection pour l'analogie du sceau imprimé sur de la cire, c'est-à-dire qu'il pensait, comme Aristote, que les images et les expériences qui en dérivent, notre vie passée en quelque sorte, se logeaient dans les circonvolutions de notre boîte crânienne et s'y on savait s'y prendre, par un entraînement mental, en ayant recours aux astres et leurs qualités intrinsèques, il est possible de les classer et d’en faire appel comme bon nous semble. C'était une méthode très prisée durant l'Antiquité. “Cette idée, quoique naïve, écrit Alain Lieury, préfigure les théories matérialistes que la mémoire est produite par la matière, mais Aristote pensait que le siège de la mémoire était... le cœur.”

C’est également Aristote qui glose sur l’âme (anima) -alors qu’il est athée- et dont le monde occidental et arabe, se fie pour déterminer sa nature...

 

Lien en relation :

 

La mémoire chez les savants grecs.

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