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Publié par Laziz

upanishads-majeures.jpg«Le plus ancien des Védas, Le Rig-Veda, bien que la plupart des divinités invoquées soient propres aux anciens Aryas, on y rencontre de nombreuses divinités appartenant au vieux fond de l’Inde, auquel ils ont fait des emprunts manifeste. La plupart d’entre eux sont attribués à des rishis des temps anciens.» Il vaut mieux ne pas demander quelle date l’auteur mettrait sur «anciens», par contre, l’expression «propre aux anciens Aryas» est étrange, pour ne pas dire suspecte.

Cette citation est tirée des Upanishads Majeures, publié chez Sand, dans la collection Sagesse et Spiritualité. Le livre n'est signé mais la présentation et les notes sont de Guy Rachet. J’ai en main cet ouvrage sur les textes les plus profonds et les plus compliqués du monde, les Upanishads.

Pas les mineurs, nous avertit l’auteur (ce qui nous aurait été plus familier vue notre ignorance ontologique des "matières" spirituelles, pour mal dire), mais les plus élevées nous indique le titre, les plus importantes pour la réalisation spirituelle. De qui? Des yogis! Sans parler que ce que l’on entend par yogi n’a plus rien à voir avec ce qu’est un yogi comme décrit dans les Upanishads, du moins dans la compréhension générale que s’en font les hommes depuis Socrate. Que de spéculations, d’études et de réalisations ont servi ces textes les plus vieux au monde à des générations de pandits! On se dit, par conséquent, que M. Rachet connait son affaire, car il faut rajouter qu’il n’y a pas plus rebutant que la lecture des Upanishads. Exceptés pour les rares jnanis, comme on désigne en sanskrit ces assoiffés de connaissance spirituelle par laquelle ils leur arrivent littéralement de flotter dans le brahman -ou nirvana- et de percevoir les premières lueurs du samadhi. On jette donc un coup d’œil à ce livre.

Plus pour le travail que par curiosité; ne parlons pas du manque d’intérêt! Mais je ne veux pas être d’un pessimisme obsessionnel. Alors je bâillonne mes préjugés et me lance allégrement dans l’introduction. Ainsi, on se fait vite une idée de l’auteur.

Il commence par une petite histoire sur les origines de l’Inde : «Lorsque, vers le milieu du II millénaire avant J.-C, des bandes d’envahisseurs venus des régions voisines de la mer Caspienne»… Et avant, c’était quoi, la préhistoire?! Ces bandes, écrit-il « envahissent les immenses régions qui constituent ce que nous appelons le sous-continent indien, ils trouvent les reliquats de ce qui fut la plus prestigieuse civilisation dite de l’Indus, en complète décadence.»… Et qu’elles étaient ces autres civilisations moins prestigieuses, ceci afin de comparer avec votre appréciation? 

  http://2.bp.blogspot.com/_TZ4zYEBSw1I/SpMSngaGexI/AAAAAAAAKl4/vYrb_FSAcoM/s400/arthur_schopenhauer_2.jpgEt là, tout de go, il nous dresse le topo. Je ne l’ai pas mentionné, mais le titre du chapitre est : Les «Aryas» dans l’Inde; Aryas entre parenthèses. L’auteur différencie sans doute entre les Aryas perses et les Aryens de la fameuse thèse hégélienne ou hitlérienne, genre : les Prussiens sont la race la plus pure et la plus évoluée de toutes et que Schopenhauer dénonça si sévèrement comme étant : «une pseudo-philosophie destructrice de l’intelligence et d’un verbiage perfide et criminel.»

Quand quarante ans après avoir lu mon premier livre sur l’Inde, le berceau de la spiritualité, je retrouve, encore, les mêmes spéculations tirées par les cheveux, cet aveuglement volontaire enseigné en guise de savoir. Exemple on ne peut plus probant en Guy Rachet qui continue ainsi : «On ignore réellement les causes du déclin et de la disparition de cette civilisation de l’Indus. On a pu défendre l’hypothèse selon laquelle ce seraient précisément ces envahisseurs venus de l’ouest qui auraient détruit les cités indusiennes et massacré en partie sa population. On a ensuite mis ces destructions sur le compte de pillards montagnards descendus aussi des montagnes de l’Afghanistan, formant une première vague destructive. On préfère actuellement les attribuer à des débordements catastrophiques de l’Indus, ou encore à une montée de la salinité des terres arables.» Mais pourquoi ne cite-t-il pas les versions provenant des textes védiques mêmes? Vraiment bizarre pour quelqu’un sensé connaître le domaine.

Dans le plus populaire des livres hindous, le Mahabharata, de nombreux passages décrivent en détail la puissance dangereuse et les conséquences catastrophiques des armes nucléaires, les bramastra, dont certains guerriers ont en une maîtrise parfaite, ce qui dénote une perception affinée des matières scientifiques. Ni lui ni personne d’autres, jamais, ne prendront en compte cette hypothétique science que posséderaient les Hindous, des milliers d’années avant notre ère. Pourquoi? Parce que cela n’est pas possible? Soit! Mais répétez au moins ce qui paraît inimaginable pour vous et qui est écrit noir sur blanc dans ces écrits au lieu d’enseigner à vos lecteurs de pédaler dans la choucroute. Deux objets volants de l'époque ci-dessous, pour montrer le niveau d'avancement scientifique de ces peuples. L'un est un vrai plan d'un livre ancien, l'autre une figure moderne de ce plan.

 

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Dans son raisonnement, c’est le paradigme
de la théorie du big-bang qui prévaut, si cher aux matérialistes : de rien, ou presque, à peine le semblant de la pointe d’une épingle, surgit la splendeur du monde. Splendeur… même les mots paraissent fades pour décrire la réalité de
evolutioncette conséquence magique. Bref, M. Rachet nous explique, ainsi que l’évolution décrit, avec force preuves à l’appuie, ce phénomène paradoxale, c’est-à-dire que du laid primitif, de l’ignorance primordiale, du vide originel, du vaginisme chaotiques impersonnel, surgit l’Homme nouveau, beau, grand, fort et intelligent. Ce sont les Iraniens, les Aryens, si on veut, qui conduisent le bal civilisateur de cette fresque historique cousue de fil blanc. Arrivés en force avec leur langue et leurs dieux sur le territoire hindou, les indigènes auraient assimilés leur culture et l’auraient peaufinée de façon prodigieuse, au-delà de tout art, par des démonstrations savantes et concrètes, sous forme de littératures telles que les Upanishads et le Mahabharata.

 

Liens en relation : L'Inde et ses origines
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