Les grands enjeux de société et les idées qui en font la trame, avec humour, passion et gravité.
25 Avril 2015
« Les bêtes, le baptême mis à part, sont comme les gens. »
Dicton
Où comment tenir les humains dans l’obscurantisme
Ce qui suit est le préambule d’une publication provenant du site Web des Sceptiques du Québec*. La caractéristique de ce groupe qui se proclame athée jusqu’au bout des ongles est de douter de tout, sauf de leurs chères spéculations. On se rendra compte, à la lecture de ce passage, qu’il y a athée et athée et que Michel Onfray, végétarien non pratiquant, comme il se définit lui-même, ne partage pas ce radicalisme obstiné.

« Il ne viendrait jamais à l'esprit d'un botaniste ou d'un spécialiste en physiologie animale de chercher à savoir si des plantes possèdent une conscience ni si elles sont capables de perception extrasensorielle, car ils en savent assez pour affirmer que la sensation ou la perception, au sens où on l'entend pour les êtres humains, est impossible chez elle (sic). En d'autres termes, les végétaux n'ont pas de cerveau ni quoi que ce soit s'en approchant. » Ma critique à leur sujet: Science et croyance sur le net
Délirante parenthèse politique
Les animaux ne sont pas des choses !? Pas trop tôt. Les Français les ont enfin reconnus comme des êtres sensibles. Au terme de deux ans de débat, le 28 janvier 2015, l’Assemblée nationale, à Paris, accorde aux animaux le statut d’« êtres vivants doués de sensibilité ».
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Mais les plantes,
affirment-ils,
ne sont pas douées de sensibilité !?!
« Saviez-vous que les arbres communiquent entre eux ? »
C'est la question que pose Michel Onfray à son auditoire. Franz-Oliver Giesbert, à côté de lui, répond que la plupart des lecteurs de Jean-Marie Le Pelt le savent mais il fait comme si de rien n’était. Depuis quand est-il lui-même au courant ? Les Français (mais pas seulement eux, comme le montre l'illustration ci-dessous) ont déjà du mal à comprendre que les animaux ne sont pas des biens immobiliers, alors leur annoncer que les arbres communiquent entre eux, qu’ils sont pourvus d’une conscience, c’est une nouvelle qui vaut bien son pesant d’or. Cette réalisation est le fruit de l’Évolution (sarcasme) et elle est digne d’une civilisation à la pointe du progrès, dis-je railleur, alors que les autres mangent encore avec leurs mains. (Maintenant que j’y pense, je me demande si Onfray a prononcé le mot conscience pour désigner leur interaction avec la nature et les autres en général, ou peut-être l’a-t-il fait… à réécouter.)

Qui n’a pas compris encore, à moins d’être un idiot congénital, que les plantes sont conscientes de leur environnement et qu’elles réagissent en fonction de lui ? Cela devrait être un pont aux ânes mais, paradoxalement, les humains demeurent indifférents et insensibles à ce phénomène. Leurs paradigmes religieux et scientifique les empêchent de voir les choses telles qu’elles sont.
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Plusieurs jours plus tard, je suis de retour pour en ajouter une couche.

Michel Onfray : ce que je crois
« Et je dis, effectivement, que si les végétariens ont raison, ce que je crois, il va falloir qu’ils s’inquiètent parce que les arguments qu’ils utilisent pour ne pas manger des animaux, il va falloir qu’ils les utilisent pour ne pas manger des salades non plus. Parce que les salades communiquent, elles ont une conscience; les salades sont dans une intersubjectivité, une interaction, etc; etc;, et donc ça va être problématique quand on va cesser de manger du steak, de manger de la carotte aussi, parce que le cri de la carotte existe mais comme il n’est pas audible autrement que par des molécules de gaz, et bien on y reste insensible… »
Et bien, oui, après vérification, il parle de conscience pour les animaux. Ce n’est pas rien! « Le plus grand philosophe en France » est arrivé à la conclusion que les plantes ont une conscience…
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