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Publié par Laziz

http://www.renaud-bray.com/ImagesEditeurs/PG/1286/1286733-gf.jpg« Ils portent des noms différents,

Mais sont pots de la même argile!

Kabir vous le dit, tous deux se sont égarés,

Et nul n'a trouvé Ram. »

 

Michel Guay, l'auteur, écrit: « Kabir parle de l'immanence quand il fait dire à l'ami: "Où vas-tu me chercher? Je suis ici, avec toi."  Il parle aussi de l'amour, cette "histoire inénarrable", puisque "toux ceux qui en sont revenus sont devenus muets" et c'est de ce même amour que parle saint Paul quand il dit: "J'ai beau avoir toute la science, si je n'ai pas l'amour, je n'ai rien. (1 Corinthiens 13, 2) C'est de cette expérience, le summum de la vie humaine, que parle le mystique tisserand, ce Kabir dont j'ai voulu faire connaître la trame par ce livre. »

 

Je viens de l'ouvrir et ces lignes, que vous venez de lire, sont tirées de l'introduction. Il y a beaucoup à dire sur tout cela ; food for thought comme disent les anglais.

 

Kabir et les musulmans de l’Inde

Bénarès, la ville Lumineuse où l’on meurt heureux est une grande ville millénaire, aussi prestigieuse qu’« Athènes, La Mecque, Rome, Pékin ou encore Jérusalem ». Elle est considérée comme la porte du paradis par laquelle l’individu, incarné dans ce corps misérable, temple vivant sacralisé par la présence du souffle divin, peut atteindre à la libération du cycle quasi éternel, des morts et des renaissances sans fin, le samsara. « Puisqu’aux cadavres eux-mêmes, sur le bûcher funéraire, écrit Guay, Shiva en personne murmure le « mantra du passage ». Pour cela, il suffit simplement d’être né en ce lieu saint ou, surtout, d’y venir trépasser selon les rites dont le Gange assure le succès. En fusionnant les cendres du défunt avec ses eaux purificatrices, l’âme retourne à sa condition originelle et divine, la félicité, libérée des dualités et de la souffrance. En outre, dans l’âge de kali, celui que nous traversons, la procédure est facilitée par les dieux, ainsi que le dévoilent les anciens textes sacrés tels les Purana. En effet, (suivez bien), vu la condition dégradante que provoque l’évolution, le temps inexorable qui détruit tout sur son passage et rapetisse les qualités innées des êtres en ce bas-monde, en l’occurrence la mémoire et l’intelligence, essentielles au développement des civilisations, par voie de conséquence à la cohérence sociale des individus ; en regard, donc, à ces défauts tous azimuts grugeant la nature et les esprits de plus en plus englués dans le karma et les leurres de la vie, Vishnou, le Dieu des dieux, assure que la libération sera au rendez-vous ! Et cela, malgré le peu d’entrain au renoncement et à la dévotion de la part des aspirants, pratiques généralement intransigeantes et incontournables, et malgré que dans l’âge de kali, Bénarès n’est plus un tirtha, un lieu de pèlerinage au sens original de ce vocable; les dieux n’y descendent plus. Dans cette perspective, M. Guay écrit : « Encore aujourd’hui, vieux et vieilles viennent à Bénarès pour être sûr de mourir au bon endroit. »



http://michelguaysitar.com/wp-content/uploads/2012/01/pbe002_saint_kabir.jpg
 

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